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 Une dent contre les caries

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Jacob DesmondJeune recrueavatar
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MessageSujet: Une dent contre les caries   Mar 18 Jan - 20:12

18 Janvier 2020, quelque part au Maghreb...

"On a une dent contre moi..."

L'eau était glacée, le froid brûla ses yeux et piqua ses joues, menaçant d'engloutir sa gorge. L'oxygène venait à manquer après une trentaine de secondes, il manquait d'air, désespérément, il étouffait sous l'eau qui gelait sa peau. L'idée tordue de gober les bulles lui avait traversé l'esprit, mais il gaspillait son énergie à les chercher avec sa gueule grande ouverte et la main puissante main qui lui bloquait la tête. A un moment il crût mourir noyé, mais son tortionnaire le souleva juste au bon moment, sadique. En le brusquant sans prendre de gants tout en lui hurlant des insultes sur sa génitrice, un grand gaillard le balança sur une chaise qui manqua de se renverser sous le poids de son boulet. Le grand chauve qui faisait violence à son prisonnier s'adossa au mur, essoufflé, il était las de cet imbécile qui ne répondait à aucun de ses questions, même les plus simples, ils ne connaissaient toujours pas son grade, son unité voire même son propre nom, l'équipement qu'ils avaient ramassés était dépouillé de toute trace d'existence. La seule chose que l'on savait de lui était trahie par ses paroles, c'était un natif américain, probablement un Ghost des JSF, il en avait bien l'air. Même menotté il se mettait à ses aises sur son séant, pour le peu de temps qu'il lui restait avant de repasser au supplice de l'eau glacée il croisait les jambes, narguant presque son bourreau. Ses habits étaient déchirés de partout et sous son T-Shirt kaki on distinguait bleus et blessures. Son torse était visible sous la sueur qui mouillait son vêtement, tâché de sang noirâtre, séché par les heures. Il gratta son menton barbu contre son épaule, un tic probablement, ou peut-être était-ce tout simplement le fait qu'il ne pouvait délier ses poignets. La pièce était seule éclairée par une ampoule suspendue, clignotante, pas bien lumineuse, son visage était à demi caché dans l'ombre, seuls ses cheveux défaits captaient un petit rayon de lumière mais disparurent lorsqu'il secoua la tête pour remettre ses cheveux bruns en arrière, ils avaient pas mal poussé, la barbe aussi, il faisait bien plus que son âge. Un goutte avait tracé son chemin le long de son menton, en partant de sa bouche, mais il souriait, même si il était salement amoché. Le malabar ayant repris ses esprits, il se planta devant le soldat captif et délivra une droit sur son visage, rougissant sa joue burinée, avant de lui cracher au visage :

"Maintenant tu vas nous dire pour qui tu bosses, et qu'est-ce que tu foutais seul dans le désert ! T'allais vers la mer, tu dois voir tes potes là-bas ? Tu nous espionnes, espèce de connard ?!"

Et ce silence irritant reprit place à nouveau, l'amerloque s'était tut et il ne voulait plus parler, même pas pour blaguer, pour se la péter comme les héros de films d'action hollywoodiens, il ne disait rien et s'était quelque chose qui énervait son interrogateur, pourtant chevronné à la tâche. Il tenta une autre approche, la violence ne faisait pas effet. Se penchant à son niveau, il lui dit, le plus simplement du monde, pour l'intimider :

"Tu sais, je connais vos techniques à vous, les ricains. T'es perdu parce qu'on t'a arraché ta capsule de cyanure hein ? Ça va faire combien de temps que vous les cachez dans une fausse dent ? Ça fait rengaine, tu peux pas nous avoir comme ça, mon vieux."

Une dent au cyanure ? Oh que non, le Ghost n'avait jamais eu envie d'en apporter une, il répugnait au suicide. Il avait une dent bien différente. A côté du trou laissé par sa molaire empoisonnée, il y en avait une autre qui, secrètement, transmettait sa position à une équipe de sauvetage. Ce n'était qu'une question de temps avant que les JSF n'attaquent la base de ses tortionnaires, qui, selon les apparences, semblaient appartenir aux Enforcers de la nouvelle Fédération Européenne. Il ricana un instant, oubliant sa situation désespéré et confiant en la ruse dont personne ne soupçonnait encore l'existence, et il laissa entendre sa voix après une bonne heure de silence, sourire aux lèvres :

"Je savais pas que les Enforcers se chargeaient aussi des caries de leurs ennemis. Vous faites masseurs aussi ?"
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MessageSujet: Re: Une dent contre les caries   Mar 18 Jan - 22:08

18 Janvier 2020, Base des opérations du S.R.E.C, Alger

Je regarde l'écran. cet imbécile va tout faire foirer, comme d'habitude. Je prends note des quelques points positifs, et je reporte mon regard sur le convoi censé être intercepté dans sept secondes. C'est alors qu'une explosion retentit, et que trois véhicules surgissent du semi-remorque.

"Repliez-vous Sergent ! On ne risque pas la vie des hommes !

- On va les...

- Repliez-vous, j'envoie l'extraction ! Si je pouvais le mettre aux arrêts celui-là... dis-je en regardant d'un air désespéré son supérieur. Je fais couper la vue satellite au moment même ou un soldat entre.

"Le Lieutenant Tran. Il dit avoir d'importantes informations.

- Lieutenant, dis-je en prenant le combiné.

- Colonel, on a intercepté un soldat aux airs américains...

- J'arrive. Je suis là dans... deux heures. Terminé."



Deux heures plus tard, dans un avant-poste au Maghreb

Je descends de l'hélicoptère, baissé, et rejoints en quelques enjambées le bord du tarmac. J'entre dans le bâtiment. Les murs gris jurent avec la couleur du sable à l'extérieur. Je laisse mon manteau au premier soldat qui me tend le bras. Je suis habillé en civil, pas du tout prêt à voir un militaire et encore moins à l'interroger. Le Lieutenant Tran arrive. en voyant mon costard, il a une mine surprise, qu'il cache aussitôt avant de prendre la parole. Je le coupe, et lui annonce que je veux avoir de quoi me changer. D'habitude, je ne prends pas les gens comme ça, mais il faut faire bien. Dans la minute qui suit, on m'apporte un uniforme propre. Je l'enfile en écoutant l'agent annoncer dans quelles circonstances l'homme a été capturé. Au moment ou il termine sa phrase, je visse mon béret sur ma tête. Cette fois, je suis prêt. Je file vers la salle d'interrogatoire. J'entre au moment où un agent s'apprête à sortir. Il salue et j'entre. Je regarde quelques secondes le prisonnier. J'estime les américains pour ce qu'ils sont, mais pas pour leur façon de se tenir, sans aucun respect. Mais, comme je hais ceux qui ne traitent pas humainement les prisonniers, je ne le ferais pas. Je commence par me présenter.

"Colonel Carlson. Je n'ai en aucune façon envie d'exercer sur vous des pressions physiques, mais tant que vous n'êtes pas un soldat déclaré, je ne peux strictement pas empêcher mes hommes de le faire. Donc, nous allons commencer par quelque chose de simple. Nationalité, grade. Pour pouvoir vous traiter dignement, j'ai besoin de ces informations. Lieutenant, un crayon et des feuilles. Et enlevez tous ces trucs, dis-je en pointant su doigt la bassine d'eau et différents outils de torture posés sur une table. J'écoute, nationalité et grade."

J'ai presque envie de m'apitoyer sur le sort de cet homme, assis sans grande considération sur cette chaise, menotté. Barbu, profil type du soldat américain, ce type a quand même l'air légèrement abattu, avec ses hématomes et son torse couvert de sueur. Son visage ruisselle encore. Je prends une chaise, la retourne et m'y assois, coudes sur le dossier, les yeux plongés dans ceux du soldat. J'attends une chose, pas la même que mes hommes certainement : qu'il dise qu'il fait partie de la JSF. Je lui demande que ça. Et comme ça il aura droit à des trucs décents, des habits, peut-être même du repos. Quoique le dernier point soit très discutable, puisque le repos peut intervenir après deux jours d'interrogatoire...

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MessageSujet: Re: Une dent contre les caries   Mer 19 Jan - 15:29

Un léger "wow" confirma les doutes du Colonel Carlson, il parlait à un homme qui était né en Amérique, qui avait grandi en Amérique, et qui y avait fait ses premières armes. Il n'avait à aucun moment avoué son appartenance aux JSF mais ça crevait les yeux : il était des leurs. Toutefois, ce soldat était impressionné qu'un haut-gradé de l'armée européenne se soit dérangé pour lui, en plus, avec son uniforme tout propre, il n'était sûrement pas de cette base au milieu du désert, barrant l'accès à la plage quelques kilomètres plus loin. Ce "colonel" devait sûrement faire partie des renseignements, mais un gars comme ça n'était pourtant pas du genre à interroger un soldat inconnu. Mais le captif n'était pas rassuré, dans sa tête, il n'aurait de paix qu'une fois de retour dans sa cellule, sans tortionnaire ou bureaucrate pour l'emmerder. Gardant une attitude arrogante, il répondit à Carlson en détournant la question, en anglais, pour bien confirmer les doutes qui pesaient sur lui :

"Juste un touriste. Appelez-moi Jake."

Il se foutait de sa gueule, il n'avait pas l'intention de répondre à la moindre question. "Jake" n'était même pas son véritable nom, un diminutif, on l'appelait comme ça. Il ne savait pas ce que l'officier avait prévu pour lui faire la causette, mais il préférait être seul en cellule, pour attendre que ses camarades viennent le chercher, cette simple idée souleva un faible et bref rictus sur son visage. Il tentait d'abuser de la patience de son interlocuteur, c'était pas en lui apportant du café que le ricain allait parler, pire, son orgueil l'encourageait à emmerder le monde. Il imaginait le visage grimaçant et les veines apparentes de son chauve adoré en ricanant calmement. Les yeux calmes du colonel, assis devant lui, n'émanaient qu'une calme froideur, il était même plus glaçant que la bassine que l'on avait virée de la salle. Ceux de celui qu'il fixait étaient plus sauvages, dissimulés sous une fausse bêtise, il faisait le con. Il bailla en toute impunité au visage de Carlson.

"J'commence à piquer des yeux, j'peux rentrer dans au trou ?"
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MessageSujet: Re: Une dent contre les caries   Mer 19 Jan - 19:16

Pioncer, dormir, se reposer, piquer un somme, appelez ça comme vous voulez, c'est le rêve, voire le fantasme, de tout prisonnier interrogé. Mais c'est pas en me baillant à la gueule qu'il l'aura, sa cellule. Bon, évidemment, j'ai beaucoup de choses à faire, mais j'espère que quelqu'un comprend qu'un ricain, armé, qui se prétend touriste, seul, tente de traverser le désert en direction de la mer passe au-dessus de beaucoup de ces priorités... Je continue de le fixer. J'ai douze heures de sommeil derrière moi, plus qu'il n'en faut à un soldat après seulement dix huit heures debout. Donc, j'ai de l'énergie à revendre, et j'ai deux jours que je peux occuper ici. Donc, c'est pas moi qui vais me lasser. Le lui dire ? Non, stupide. Quoique... Enfin, je suis pas en face d'un con, même si il essaie de le faire croire. Je le sais parce que je l'ai déjà vu. Après 20 semaines de sélection pour les commandos marine, je peux vous dire qu'on vous a fait passer l'envie de passer pour un con... Enfin, j'ai pas 20 semaines devant moi, donc le problème est réglé. Après plus de cinq minutes de silence, j'ouvre enfin la bouche :

"Vous pouvez aller vous faire foutre par votre grand-père si ça vous chante, mais vous aurez pas cellule tant que je n'aurais pas votre nationalité et votre grade. Au fait, être arrogant et con ne vous mènera nulle part avec moi, je fonctionne pas à l'énervement. Mais passons Jake... Vous avez de la famille dans votre pays ?"

Question simple, à laquelle toute personne sait répondre, et qui ne met même pas en danger quoi que ce soit. Je le fixe toujours intensément. Pas question de louper ses petits tics et petits signes qui permettraient de déceler des information ou une quelconque fatigue psychologique. Je l'aurais comme ça de toute façon. Et si je le forçais à courir ? Bonne idée... Quoique, je vais essayer d'obtenir l'effet inverse, ça marchera peut-être. Toujours agréable un peu de fraîcheur. Je m'approche du mur et j'actionne le ventilateur, qui amène directement l'air de dehors. Et comme il se fait tard, l'air devient assez froid pour choper une pneumonie si on fait pas attention. Je retourne sur ma chaise, dans la même position, à fixer ce type débarqué de nulle part.

"Vous savez, j'aime bien l'air frais. C'est agréable après plus d'une semaine dans le Sahel... Vous êtes dans le désert depuis quand ? Deux jours ? Une semaine ? Plus ?"

Plus facile à demander qu'à savoir, évidemment... Mais comme j'ai pas de surveillance satellite permanente au-dessus d'une zone déserte de plus de 9 millions de kilomètres carrés, allez savoir pourquoi, je sais pas depuis quand il est en train de errer, seul.

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MessageSujet: Re: Une dent contre les caries   Mer 19 Jan - 20:11

Son regard redevint lucide, ses poils se hérissèrent au contact du vent frisquet qui caressait sa peau, il avait un peu plus envie de répondre aux questions du colonel, car c'était personnel. Il prenait ça comme un réconfort psychologique, c'était peut-être un piège de l'ennemi mais ça allait pas l'empêcher de cracher sur ses géniteurs. Il baissa légèrement les yeux :

- La famille hein ? La mienne est probablement en train de s'prendre des suppos en maison de retraite bien au chaud dans un lit d'hôpital avec des infirmières bien chaudasses, j'envie ces enfoirés. Et pour l'autre question, dites-vous simplement que je suis dans votre base depuis un peu moins de 24 heures et la barbe a pas poussé entre-temps. On appelle ça la survie, très utile pour le tourisme.

Il n'était pas complètement sérieux, mais il racontait à peu près la vérité, il ne protégeait que les infos concernant son unité et tout ce qui avait trait à son identité ou son grade, et encore moins pour la raison de sa présence dans le désert. Il re-fixa les yeux de l'européen et dévia une fois de plus dans la conversation, après tout il devait gagner du temps pour les renforts :

- Et vous ? J'connais pas votre prénom, votre pays, votre unité, votre compte en banque ou la couleur de vos slips. Z'en avez de la famille chez vous ?
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MessageSujet: Re: Une dent contre les caries   Mer 19 Jan - 21:00

Il continue à faire le con. J'essaie de faire en sorte qu'on arrête ces conneries avec la guerre et tout, parler un peu du pays, et lui fait le con, me réponds comme à un seconde classe qui viendrait d'arriver, et je dois lui donner des informations. Très bien. Je vais lui en donner plus qu'il n'en a besoin, il va pas pouvoir tout retenir.

"Vous voulez des trucs sur moi ? Très bien. Je m'appelle Michael. J'ai trois frères, une sœur, toujours mes quatre grand-parents, mon arrière grand-mère paternelle, une petite amie. Je suis Britannique, je parle couramment trois langues différentes, je fais partie d'une unité de l'Enforcer Corps, la Brigade de Renseignements Tactiques Alpha 01, mon numéro de compte en banque, je l'ai jamais su, mais mes slips, qui sont d'ailleurs des caleçons, sont blancs. Je suis passionné par la rando de haute montagne, j'adore les bateaux, je suis militaire depuis plus de cinq ans, et j'étais dans la Marine Nationale Française. Vous désirez autre chose ou je peux enfin poser des questions, demandais-je sur un ton ironique. Evidemment, c'est des conneries, mais il doit surtout pas s'en douter. Enfin, c'est même pas important. Puisque de toute façon il sortira pas d'ici avant d'avoir oublié ces informations, qui sont loin d'être d'un intérêt tactique évident... Je me lève. Il paraît clair que je n'obtiendrais pas grand chose de lui, mais ça vaut la peine d'essayer, plutôt que d'essayer de mettre le Sergent Masrich aux arrêts pour insubordination ou désobéissance à un ordre direct. Je prends une bouteille d'eau et je dévisse le bouchon. Elle est un peu tiède, mais on s'y fait à force... Je bois quelques gorgées, et je la repose. Je regarde à nouveau le prisonnier, "Jake". J'ai même pas envie de m'énerver. Je me repasse l'ordre que j'ai envoyé il y a même pas six heures à Beck, mon subordonné en charge de la Section 1, qui est de ne pas toucher les prisonniers qu'il venait de faire, du côté de New Delhi, des djihadistes. Je sais pas si il m'a obéit, mais si j'ai bien compris, ça ne gênera personne si je le mets dans un bureau pour les vingt ans qui lui restent à tirer. Ou au front, je vais y réfléchir quand j'aurais finis ici. Enfin, cette fois, je me mets accroupis en face de lui. Peut-être qu'en l'énervant, je réussirais à lui faire dire des choses intéressantes...

"Après ces deux minutes, vous pourrez sûrement me donner des détails. Vous venez de quel état, puisque vous ne niez pas être américain ?"

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MessageSujet: Re: Une dent contre les caries   Mer 19 Jan - 21:42

Comparé à Jake qui ne parlait que rarement pour déballer des âneries, "Micheal" était une vraie pipelette, qui avait tenté de le désarçonner en le gavant d'informations confidentielles. Ça ne faisait que confirmer les doutes du captif : il n'allait pas sortir vivant, après avoir entendu toutes ces informations. Il devait arrêter de parler sinon quoi il allait commettre une bourde irréparable pour lui et son unité. Il ne pouvait plus se permettre de jouer aux durs, il devait faire le muet et retirer toute conscience de son esprit, comme si c'était un fantôme regardant la scène, pour se focaliser sur des souvenirs peu intéressants. Il savait que la patience d'un haut gradé des Enforcers avaient des limites plutôt restreintes. On allait lui faire mal et on le tuerait de toutes façons, parler ou pas, c'était juste une question de douleur. Il joua franc-jeu, il ne pensait plus aux renforts, rien n'arrive là, comme ça, par magie au bon endroit au bon moment. Il s'imaginait déjà dos au mur, dix fusils braqués sur lui, peloton d'exécution, pour le fun.

- Vous avez encore votre arrière grand-mère à votre âge ? Chapeau. Je suppose que si vous me dites tout ça, c'est parce que vous êtes sûr que je ne ressortirais jamais de cet endroit, pas vrai ?

Il se remit à ricaner, humour cynique. Il trompait sa peur de mourir en s'inventant un personnage, il ne voulait plus parler, il était prêt à crever de la pire des manières, mais il savait aussi qu'on n'allait pas le laisser mourir aussi rapidement qu'il le voudrait. Ça allait durer des jours, des semaines, des mois... Il pensa aux renforts puis s'arrêta de penser. Il était comme endormi, ou sous morphine, quand il avait prononcé ces mots devant son prochain bourreau :

- Mon nom est Jake, et j'vous emmerde. C'est tout ce que vous saurez sur moi. Go to hell.
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MessageSujet: Re: Une dent contre les caries   Jeu 20 Jan - 19:31

Allez hop, maintenant j'ai un mur devant moi... Putain c'est dingue comme histoire. Il y a quelques temps, ce que je suis en train de faire était hautement impensable, mais apparemment le monde change, donc, fallait que ça arrive un jour. Je le regarde encore. Il fait le con. Il arrête pas. Il commence à me taper sur le système. Mais c'est la première fois qu'on me donne un type pareil à interroger. Faut que je me calme. Une simple image flottante de quelques amis de Madrid, une soirée arrosée, et je souris. Le bonheur est vraiment simple... Mais je vais pas commencer à philosopher, fallait juste que je me détende. Je le regarde à nouveau dans les yeux après avoir secoué légèrement la tête. J'essaie de lire dans ses yeux. Evidemment, j'y lis de l'arrogance, mais aussi autre chose... Je saurais pas dire quoi... Un mélange d'agressivité, de fixité et de peur... Mais je vais poursuivre sur ma tactique de l'énervement. Oui, il y arrive mieux que moi, et alors ? Putain je me parle à moi-même, ça va plus...

"Bon, je vais faire simple, parce que vous êtes américain, têtu, borné et que vous faîtes le con. On est au bord d'une guerre nucléaire, et j'ai besoin de ces infos pour que ça ne se passe pas. Et tant qu'à y être, j'espère que vous ressortirez le plus vite possible, mais ça dépend de vous. Je repose la question, vous venez de quel Etat ?"

Là, j'aurais presque envie de le libérer, qu'il me dise tout, et qu'on continue à parler comme ça de nos vies... Mais le rêve est souvent très loin de la réalité... Je suis toujours accroupis face à lui, coudes sur les cuisses, fesses sur les talons, à essayer de percer à jour ce type qui m'intrigue et a réussi à me foutre en rogne le premier depuis deux mois. C'est un record, jamais quelqu'un ne m'avais énervé aussi vite... Dix minutes à peine... Une poussière vient se loger au creux de ma paupière. Je cligne des yeux et je passe la main sur mon visage, avant de continuer à fixer ce type qui ne parle pas. Mais je viens de voir un truc : je peux le faire souffrir à mort, l'entraîner vers une mort qui pourrait durer plusieurs jours, plusieurs semaines même, le faire souffrir jusqu'à ce qu'il parle... Même si je n'aime pas ces méthodes, je dois reconnaître qu'elles ont fait leurs preuves. Mais sur un Ghost, c'est autre chose... Allez faire cracher le nom de sa mère à un type qui n'a aucun respect de rien...

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MessageSujet: Re: Une dent contre les caries   Jeu 20 Jan - 19:43

Jake ne répondit pas, il resta muet, il l'était désormais en toutes circonstances, rien ne pouvait le faire parler, en tout cas il s'en convenait. Il se trompait lui-même pour ne révéler que les apparences, le reste, l'autre imbécile pouvait les imaginer. Il disait vouloir empêcher la guerre nucléaire. La bonne blague, on ne pouvait pas faire ça, ni les States, ni les Euros, ni les Russes ne voulaient ou pouvaient contrôler leurs ogives aussi librement que ça pouvait sembler. La pression exercée par la dissuasion nucléaire était le seul rempart contre les tueries mais aussi l'arme la plus dangereuse pour l'humanité. Qui d'autre que l'homme pouvait créer des armes aussi puissantes, conscient du risque pour leur propre vie ? Il interrompit ses débats intérieurs et superficiels. Il voulait faire comprendre à Carlson qu'il ne parlerait plus, même pour des trucs tout con. Dans un geste brutal, il souleva se jambe droite et l'abatis sur la chaise de son tortionnaire qui tomba à la renverse.

Jake se dit qu'avec ça, il allait peut-être pouvoir crever rapidement sans dévoiler ses infos. Il se mit à rire lorsqu'il vit le colonel à terre, frustré, qui était en train de se relever devant lui. Il était préparé au premier coup de poing, joue gauche.
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MessageSujet: Re: Une dent contre les caries   Jeu 20 Jan - 20:40

Cette fois, il va souffrir. Mais pas physiquement. Il va s'emmerder ce type. Ou peut-être pas... Je me relève, désespéré. Je me frotte le coude, avant de voir le prisonnier partir dans un rire tonitruant.

"Si tu veux jouer au plus con avec moi, t'as perdu d'avance mon petit Jake... Major, amenez-moi 100 mg de LSD..."

C'est quoi le LSD ? Une drogue, un truc qui fait planer. Et autant, je suis pas sûr sûr qu'il s'en sorte... Mais c'est secondaire. J'espère juste qu'il aura compris et que l'idée aura fait son chemin, pour bien le faire flipper. Si il en a jamais pris, il va sans doute en crever, parce que la dose mortelle est considérée entre 0.2 et 1 mg par kg chez l'homme... On va commencer à 0.1, et on va augmenter régulièrement. Il faut estimer le poids du type d'abord. Là comme ça, je dirais 75 à 80 kilos. Donc, 7.5 mg pour commencer... On va rire. Le Major entre, un plateau dans les mains. Il le pose sur la table. Je prends la seringue. Evidemment, pas besoin d'être très précis... J'ouvre le flacon, y plonge le bout de la seringue, et monte jusqu'à environ la dose précédemment citée. Je suis dos à l'américain. Il ne voit pas ce que je fais. Le Major fait entrer un autre soldat, très grand, très baraqué. Ce dernier prend le prisonnier à-bras-le-corps, et le maintient assis, forçant sur ses jambes pour l'empêcher de bouger. Le Major enlève sa manche et nettoie la zone où je vais piquer avec un peu d'alcool à 90°. Ce serait con qu'il tombe malade... Je m'approche quand c'est fait. Aucun sourire. Un sérieux à toute épreuve. Je pointe la seringue, au creux de son coude, pour une intraveineuse, et je le pique. J'envoie la totalité du contenu dans le sang. Je retire la seringue. une goutte perle sur la peau, pas plus. Je vais reposer la seringue, et je la mets dans une petite boîte avec un couvercle hermétique, pour ne pas avoir de problèmes. Je reporte alors mon regard sur le soldat, qui lâche "Jake". Le Major et son subordonné se mettent alors à côté de la table. On a qu'à attendre les effets. A mon avis, si j'ai cerné le personnage, il a pas apprécié...

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MessageSujet: Re: Une dent contre les caries   Jeu 20 Jan - 20:57

L'enfoiré ! Jake gémit lorsque la seringue eut pénétré sa chair. Il regarda Carlson se mouvoir et s'assoir devant lui, calme, intouchable. Il l'avait piqué avec un truc pas net, il l'avait soumis au LSD. Pourquoi ? C'était pas pratique, cette merde, ça lui rongeait le cerveau mais il disait n'importe quoi en retour. Pourquoi il avait fait ça ? Sadique... Il prenait juste plaisir à le voir craquer. Il avait calculé, dix minutes avant qu'il ne devienne zinzin, c'était comme un compte à rebours, on allait lui arracher sa cervelle...

- You... you motherfucker !

Il suait à gouttes pendantes, ce salopard l'avait bien eu. Il pouvait le regarder délirer autant qu'il le voulait, le regarder crever sous la dose même. Retenu par son précédent tortionnaire, Jake se débattait, remuait des jambes mais il était plaqué par un mec plus fort que lui. L'œil vitreux, il regardait avec haine le colonel qui lui avait fait perdre l'esprit, tout en profitant de ses dernières minutes de lucidité.
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Michael CarlsonEnforcerCorps, Colonel. Sous-Directeur du S.R.E.C, Commandant de la 19eme AéroportéeEnforcerCorps, Colonel. Sous-Directeur du S.R.E.C, Commandant de la 19eme Aéroportée
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MessageSujet: Re: Une dent contre les caries   Ven 21 Jan - 18:33

Il a pas apprécié... Mais c'est pas très important ,ce qui l'est plus, c'est qu'il comprenne que je peux atténuer les effets de la drogue, si il me livre des infos. Et si tout va bien dans six heures il pionce. Mais seulement si il me dit ce que je veux savoir. C'est pas gagné ça non plus. Mais il faut faire vite, avant que la drogue ne fasse effet.

"Maintenant, on va faire ce que je veux. Tu me donne les infos, je te file du BZD, ça calme les effets du LSD et je t'envoie en cellule avec un repas. Sinon j'augmente la dose et je te laisse planer tout seul pendant six heures. Et après je reviens et on recommence si j'ai pas ce que je veux. Tu piges ? Lâchez-le, il est même plus en état de se lever..."

Presque envie de m'apitoyer... Parce que là il a vraiment des yeux vitreux, et c'est rien de le dire. J'avais déjà vu plein de shootés, des types complètement stones, total à l'ouest, mais là quand même... Il faut dire que j'ai mis la dose. Je me relève de ma chaise, la pousse sur le côté, viens me planter en face de lui, et m'accroupis. Je le fixe, droit dans les yeux. Il commence à suer. Vraiment beaucoup. Je viens de tilter, il a pas mangé depuis qu'il est ici, donc environ 24 heures. Sauf que LSD peut entraîner un arrêt cardiaque en cas d'hyperglycémie. Ce serait la merde quand même... Mais là, le truc important ,c'est que dans peu de temps il pense retrouver sa lucidité et me balancer ce qu'il sait, ou qu'il soit raisonnable. Mais au pire, si il veut rien me dire après que je lui aie injecté un calmant, je remets du LSD... Je pose mes coudes sur mes genoux, mes mains se ballottent au gré de mes mouvements, entre mes jambes pliées. Je reste sérieux, il n'y a rien de marrant à voir quelqu'un souffrir, mais ça défoule un peu quand même... Bonjour le sadique ici... Je tends ma main vers le Major. Il me tend une mini lampe torche que je saisis et allume rapidement. Je m'approche du prisonnier, qui est maintenant libre de ses mouvements mais a l'air quelque peu HS. Je prends son visage et lui ouvre la paupière droite. Je mets la lampe face à son œil. Sa pupille se dilate fortement. Pas encore assez pour montrer que le LSD a fini de se dissoudre, mais on peut voir qu'il a déjà fait de l'effet.

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MessageSujet: Re: Une dent contre les caries   Jeu 27 Jan - 13:21

Ce n'était pas de la douleur, c'était bien pire, la peur d'une mort où l'on est conscient de rien, une fin sans honneur, gloire ou reconnaissance, mourir comme un chien en s'humiliant soi-même. Le pauvre Jake était passé au-delà de ses limites, il suait à torrents, ses yeux lui faisaient mal, ses bras bougeaient contre sa volonté. Il se jeta contre le mur et tordit son corps entier contre lui, comme un pantin désarticulé. IL voulait parler, et il mordait parfois sa langue rebelle pour retrouver un court instant de lucidité. Personne ne sur au début si il était en plein délire quand il commença à avouer :

- J-J-Jacob Desmond ! Sergent JSF ! Argh ! J'dirais c'que vous voulez, enlevez-moi cette... cette merde !!

Il frappa le mur avec son poing qui se mit à craquer dans un son qui mettait mal à l'aise le major à côté de Carlson. Puis ce fut la tête qui heurta le mur, dans un dernier instant de lucidité perturbée. Jacob s'était peut-être dit qu'il devait perdre conscience, c'était chose faite. Son visage saignait abondamment de ce choc terrible, c'était à la limite du suicide. Pour ne pas parler davantage et s libérer de cette torpeur il avait choisi de se cogner lui-même. Son crâne était déjà en bien piteux état. Il tomba au sol avec fracas, renversant une table au passage. Ses convulsions ne cessaient pas mais le monde s'obscurcissait autour de Jacob. Il se foutait de savoir si il allait dormir éternellement ou non, mais il préférait la mort au déshonneur. Le pauvre bougre arrêta ses mouvements, son esprit. Son corps continuait malgré tout à trembler, mais les effets du LSD étaient moindres sur un cerveau "Knocked out".
Bien qu'il eut déjà dévoilé des informations assez importantes, il n'était pas encore prêt d'en dévoiler plus...
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Michael CarlsonEnforcerCorps, Colonel. Sous-Directeur du S.R.E.C, Commandant de la 19eme AéroportéeEnforcerCorps, Colonel. Sous-Directeur du S.R.E.C, Commandant de la 19eme Aéroportée
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MessageSujet: Re: Une dent contre les caries   Jeu 27 Jan - 19:28

Le premier pas est fait... Enfin... Putain ils sont têtus ces cons... Mais, l'honneur passe avant ces conflits. Chose promise, chose due. Je vais le libérer de l'emprise du LSD. J'étais presque sûr qu'il supporterait pas bien la drogue, j'avais raison. Le tout, c'est de le maîtriser. Et décemment, il faut que je le fasse, ne serait-ce que pour l'empêcher de se faire mal. Mais là, il commence à frapper le mur. Et pas un petit coup, puisqu'on entend ses os craquer sous le choc. Le Major Raneco se sentait mal, ça se voyait. Mais il ne broncha pas, resta à son poste, comme tout bon soldat. Pendant que le pauvre homme, Jacob, enfin je le sais, se met à se frapper la tête contre le mur, j'enlève ma veste d'uniforme, enlève la cravate, détache les premiers boutons de ma chemise et ceux des manches. Puis je m'approche de l'homme. Je fais signe au soldat de venir. Un dernier coup contre le mur, et il s'arrêta. Il continuait à trembler. Sans trop prendre le temps de réfléchir, je le prends par l'épaule, imité par le soldat. On le met sur la chaise, avec retenue, et je prends la seringue de Benzodiazépine. Je l'enfonce sans sommation dans la veine de l'américain et je la vide. Les effets se font ressentir en quelques minutes. Les spasmes se calment, puis s'arrêtent. Mais il continue de planer légèrement, ça par contre je peux rien faire.

"Maintenant, t'auras plus de spasmes. Mais tu vas encore planer un peu. Je vais te poser encore deux ou trois questions en attendant l'arrivée du docteur. Je n'ai qu'un parole, après tu vas en cellule, dans un vrai lit, avec une surveillance médicale et un bon repas, dis-je en prenant le talkie que me tend le Major. Docteur, on a un blessé en salle d'interrogatoire."

Maintenant, le risque principal, c'est la dépression respiratoire, aux vues du mode d'administration du BZD et de la quantité. Mais sous surveillance médicale ça devrait bien se passer. Il faut encore que je lui pose une ou deux questions, après j'arrêterais. Je voulais juste entendre son nom et son grade, pour pouvoir interdire à mes hommes de le toucher. Maintenant c'est fait. Même si c'est moi qui l'ai fais souffrir, j'ai moins mal au ventre que si d'autres l'avait fait. Parce que là, j'ai une boule au ventre. Un truc qui me bloque complètement. J'ai ordonné de bien le traiter, résultat je le drogue... Je m'appuie sur le flanc pour calmer un peu la douleur. Je m'agenouille et plonge mes yeux dans les siens. Je lui mets la main sur l'épaule. Aux premiers mots, je prends un ton suppliant.

"Donne moi l'objectif de ta mission... Juste ça... Je te demande plus que ça... Après tu pourras y aller, je te le jure, mais dis moi maintenant ce que t'étais venu faire ici..."

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MessageSujet: Re: Une dent contre les caries   Dim 20 Fév - 19:57

La plus grande erreur de Jacob fut de ne pas mentir sur toute la ligne, il était bien trop fier pour ça, il en payait le prix à ce juste instant. Il était condamné à dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité, il allait trahir sa patrie par peur de mourir. Il n'avait pas la force de s'énerver contre lui-même, ou de se maudire. Tout ce qu'il était en mesure de faire était d'agir par lâcheté. Il murmura à bout de force :

- On m'a briefé sur... une mission d'assassinat...

Immédiatement après avoir entendu le mot "assassinat", de nombreuses questions fusèrent d'officiers paniqués, la plupart portant sur le thème du "Qui ?". Après avoir bien ravalé sa salive, le vaincu répondit :

- Mohammed Ben Ali...

... Le ministre des finances tunisien, qui devait défiler à quelques kilomètres de l'emplacement de cette base dans la ville de Tunis. La JSF avait reçu des informations sur les aides financières que Ben Ali fournissait aux Enforcers pour ses recherches en militaire. Son objectif était de couper l'approvisionnement en argent venant de Ben Ali pour ralentir le développement ennemi. Ce défilé était sa seule et unique chance et il l'avait loupé, en plus, ses supérieurs savaient qu'il avait craché le morceau grâce à sa radio dentaire. Jacob n'était pas un rigolo, mais il s'était vautré royalement. Les renforts étaient en route pour le secourir, mais plus ça allait plus il se disait qu'il était bon pour le peloton d'exécution. Monde de merde...


Dernière édition par Jacob Desmond le Jeu 3 Mar - 22:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Une dent contre les caries   Dim 20 Fév - 20:38

Tracking target...Target located...2020 / Désert Du Sahara, Libye / 02h50

Le général Royant arriva à plat ventre au sommet de la dune. Il avait une vue sur tout le camp d'entrainement terroriste. Le directeur du S.R.E.C saisie ses jumelles pour jeter un dernier coup d'œil, de là où il était, il voyait une bonne partie des personnels ennemies, soit une trentaine de gardes, armé d'Ak-47. Mais le jeune gradé savait que d'autres dormaient, ou se trouvaient dans les angles morts de sa position. Enfin il abaissa ses jumelles puis soupira, il aurait du être cher lui, mais les menaces qui pesaient sur la Fédération Européenne se trouvaient être bien trop importantes. Le général quitta sa position et se retourna, là il vu ses soldats, deux unité de Kommandos et deux unité de grenadiers, soit quatre-vingt soldats, tous des agents du S.R.E.C, l'élite de l'élite. Le supérieur de Gilad, le général De Bankolé, avait trouvé abuser un tel déploiement d'hommes, mais cela allai prouver que l'EnfocerCops ne laisserai rien passer. Les soldats étaient tous prêt à l'actions et attendaient le top. Le général s'approcha de l'un de ses soldats, lui fit signe de de lui montré son dos puis saisie le conbiné de la radio.
- De Griffon à GhostEye, vous me reçevez ? Terminer !
- Ici GhostEye, on vous reçois 5 sur 5, Griffon, rapport de situation en bas ? Terminer !
- On est à 800m de l'objectif, juste au nord, on va se déployer. Terminer !
- Bien reçu, rappelez quand vous aurez récupéré "Titan", GhostEye fin de transmission !
Le général reposa le combiné, puis fit signe aux chef d'unité de venir vers lui en silence.
- Tres bien alors le plan est simple, les snipers et les milan-2 sur la dune derrière, le reste des troupes se déploiera sur les autres flancs
Les chefs d'unités confirmèrent d'un signe de tête et diffusèrent les ordres très vite, les quatre tireurs d'élite ainsi que les vingt missiles milan furent en place, quand au reste de la troupe, ils s'approchèrent du camp. Le général Royant était à la tete d'un groupe de trois soldats . La petite unité se flanqua contre un mur , en attendant de passer à l'action.
- Sniper et milan, c'est quand vous voulez !
A cet instant les trois gardes situé à l'entrée s'écroulèrent, le dernier tireur lui décida d'abattre une sentinelle sur un toit. Les missiles eux tirèrent sur les véhicule et les dépôt de carburant et de munitions. Sitôt après, les soldats aux abord se précipitèrent à l'attaque.
Gilad était en tête de son escouade, ils couraient vers le bâtiment cible, le général baladait le canon de son UMP dans tous les sens, un terroriste sortit de son abris et prit Gilad pour cible, mais il n'eut pas le temps de presser la détente qu'un rafale de E3000 vint lui transpercé le thorax. Les tirs de missiles milan provoquaient un chaos monstre. Quand aux snipers ils faisaient leur travail à la perfection. Tous ce déroulait comme prévu, les soldats de l'EnforcerCorps avait déjà fait des prisonniers, mais le plus important était à venir. Gilad et son groupe arrivèrent devant une porte blindé, l'un des grenadiers posa une charge de semtex dessus, la porte explosa, les soldats du S.R.E.C s'engouffrèrent dans l'ambrasure fumante de la porte . Le directeur de l'agence en tète leva son arme, un terroriste se trouvant à l'autre bout de la pièce tenta de tiré sur Gilad, mais celui-ci fut plus rapide et et son UMP cracha une rafale, l'homme tomba à terre. Un autre adversaire surgit de derrière une porte et sauta sur l'officier, celui-ci lâcha son arme et repoussa son ennemie d'un cou de genoux puis sortit son couteau de combat , d'un geste vif il trancha la gorge de son opposant. Soudain le calme plat, plus de tirs plus de cris juste le souffle du vent, l'assaut était terminée. Le grenadier qui avait posée la charge à l'entrée, avait déjà branché son unité portable sur un serveur informatique et récupérait déjà "Titan". Le calme fut rompu par une transmission d'un chef d'unité.
- Mon général, nous avons fait trois prisonniers.
- Bien reçu préparer l'extraction !
- Roger !
Apres cela Gilad se tourna vers le grenadier
- Alors on a "Titan"
- Oui je viens de finir de l'extraire
- Tres bien, à toutes les force EC du secteur, on dégage, Ghost Eye, ici Griffon, on à "Titan", envoyé les Hélico !
- Bien reçu Griffon, les Helico viennent de partir, idem pour les Dragon, nettoyage de la zone de trois minutes et extraction dasn quinze minutes au point Charlie;
- Ok, soldats on a deux minutes pour rejoindre le point Charlie, go ! go ! go !
Tous les soldats quittèrent le camp en moins de deux minutes, le groupe attendit patiemment, quand soudain cinq chasseur HailStorm larguèrent dix GBU sur le camp qui fut réduit a néant. Les Hélico arrivèrent, Gilad donna l'ordre de rejoindre un site ou se trouvait Micheal Carlson, avec pour ordres de déposé les prisonnier et les quarante Kommandos tandis qu'ensuite lui et les grenadiers rejoindrais l'escadre Oméga...

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"The sun's comin'up. Even after the darkest nights, morning always comes."
"Enemy of my enemy is my friend"

" Le parachute te porte, les ailes du grand Saint Michel te supportent, l'étoile te guide. Les lauriers te rappellent la gloire des Anciens, la couronne de chêne, la force qui caractérise les parachutistes. Mais la mort te guette et elle est représentée par le noir entre les suspentes ".





"Tu feras la guerre avec prudence."

- Devise de la 94 ème d'assaut

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MessageSujet: Re: Une dent contre les caries   Lun 28 Fév - 22:39

Ben Ali... J'ai entendu beaucoup trop de fois son nom à celui-là. En fait, j'aurais du laisser l'américain finir sa mission, ça nous aurait causé moins d'emmerdes. Mais notre avance en terme de développement des technologies de pointe, du laser et des armes à énergie concentrée. Maintenant, me reste plus qu'à transmettre l'information. Le problème, c'est les intermédiaires : le Général de Bankolé n'est pas un petit joueur et risque de nous faire entrer en guerre. Je suis pas sûr des idées de mon supérieur direct, le Général Royant, là-dessus. Le plus simple serait d'aller directement voir la Présidente, mais si je sape la loi hiérarchique... Bon, le tout est de mettre le prisonnier en cellule avec des soins médicaux et un repas. Il agonise à moitié sur la pauvre chaise métallique. Le docteur entre, balaye rapidement la pièce de son regard vert profond et file vers le blessé.

"Colonel, je ne vous savais pas tortionnaire.

- Il s'est mutilé lui-même sous l'effet du LSD.

- Combien ?

- 7.5 mg."

Le médecin hoche la tête et prend le pouls de l'homme. Il prend dans sa mallette des bandages, du cicatrisant et d'autres produits que je ne pourrais déterminer de ma position, et les applique au fur et à mesure sur les plaies que Jacob s'est lui-même infligé. Le Sergent a l'air fatigué. Deux hommes entrent, brancard sous le bras. Je leur ordonne de mettre le Sergent dessus et de le transporter en cellule pour qu'il reçoive une couverture et un bon repas. Maintenant, le dilemme est le même : faire remonter l'info ou ne pas faire remonter l'info. Et c'est une réflexion d'une importance majeure mais un problème cornélien... Je regarde le mur où de grandes tâches de sang foncé sèchent doucement sous le vent frais des dunes du Maghreb. Je prends le chemin de la salle de communication. Faire ou ne pas faire, telle est la question. J'entre dans la salle où une activité anormale règne en maître.

"Lieutenant, un rapport.

- Quatre hélicoptères non-identifié à vingt-et-un kilomètres se dirigeant vers notre zone.

- Vous avez une idée de ce qui s'est passé ?

- Peut-être un mouchard. Pourtant on a fouillé le prisonnier avant de l'amener.

- J'ai entendu parlé de mouchards assez étrangement placés, croyez-moi."

Oui, j'ai déjà entendu des pilules qu'on injecte sous la peau, des micros dans la main, des puces émettrices fichées dans la rotule... Oui, j'ai entendu beaucoup de choses... Et je pense que c'est un système du genre... Mais maintenant c'est un peu tard. Quoique si on fait bouger le prisonnier on a nos chances. Et si on le met en plein désert, seul, avec des équipes de surveillance ? Mmh... On commence à percevoir le bruit de l'escadrille, pas étonnant vu la faiblesse du vent par la fenêtre ouverte...

"Monsieur, identification des appareils : immatriculations EC85S21447, EC85S21328, EC85S21449 et EC85S24750.

- Pardon ?

- Immatriculations EC85S21447, EC85S21328, EC85S21449 et EC85S24750.

- Des hélicos de l'EC ? Ici ? Donnez-moi mon assistant numérique... Merci. Alors... EC85S... EC85S... Et merde ! J'avais oublié que le Général Royant était censé faire une pause ici et laisser des kommandos ! Préparez deux tarmac. Faîtes-moi un balayage radar de la zone. Si je me trompe, et espérons que se soit le cas, c'est la seule chose qui bouge aux radars."

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