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 Retour difficile

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Michael CarlsonEnforcerCorps, Colonel. Sous-Directeur du S.R.E.C, Commandant de la 19eme AéroportéeEnforcerCorps, Colonel. Sous-Directeur du S.R.E.C, Commandant de la 19eme Aéroportée
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MessageSujet: Retour difficile   Mer 3 Aoû - 22:33

14 Aout 2020, 01h02
Porte-Avion Foudre de Guerre, en mouillage, large de l'Islande, Fédération Européenne


(...)

"... Et envoyez-le à l'infirmerie.

- A vos o..."

(...)

"...t-être un traumatisme crânien..."

(...)

"... Diagnostiqué... Hémorragie interne... Aggravations..."

(...)



14 Aout 2020, 04h27
Porte-Avion Foudre de Guerre, en mouillage, large de l'Islande, Fédération Européenne


"Mon Colonel, enfin vous êtes réveillé.

- Mmh...

- Je vais vous passer les détails du combat pour le moment, les médecins ont donné l'ordre de vous ménager. Un traumatisme crânien et une hémorragie intra-crânienne, ils ont raison... Bref, on vous renvoie chez vous pour deux semaines. Vos fonctions seront dispatchées entre vos subordonnés."



15 Aout 2020, 22h53
Aéroport Madrid- Barajas, Madrid, Fédération Européenne


Je prends mon sac sur le tapis roulant de l'aéroport. Les mouvements habituels sont plus ténus qu'à l'accoutumée. L'homme qui m'accompagne récupère son sac à dos. Ils m'ont fourgué un garde du corps... J'arrive toujours pas à le croire... Je tourne la tête pour regarder vers la sortie, mais un peu vite et je sens une grosse douleur lancinante me saisir le front. Je me le masse quelques instants et reprends mon chemin.Trois véhicules noirs m'attendent à la sortie. Je prend place dans celui du milieu où deux hommes en treillis sont déjà assis. Aussitôt, le convoi démarre, direction la maison. Le convoi atteint la grille de ma propriété en une petite demi-heure. Je leur demande de partir quand je serais rentré, je serais déjà sous bonne garde. Ils s'exécutent et à peine ai-je posé le pied dans l'allée que les moteurs grondent et que les pneus dérapent. Je traverse en une courte minute le jardin où les lampes extérieurs font briller les pétales des fleurs fraîchement humidifiées par la pluie qui a laissé dans l'air une légère odeur d'herbe tondue. Je pousse doucement la porte. La lumière est allumée dans la chambre, et j'entends deux voix. Deux voix ? Une voix masculine en plus de celle de Laura... Hum... Ca sent mauvais... Je pose mon sac, sans bruits. Puis je me dirige d'un pas ferme, l'oeil rivé devant moi, le dos droit, ver la porte de la chambre ouverte. J'entre sans frapper dans la chambre, et ce que je vois est encore pire que ce que j'imaginais...

"Merci, dis-je simplement.

- Je devrais vous laisser...

- Inutile, vous pouvez la prendre dans tous les sens si vous voulez... Je vais aller prendre mes affaires.

- Attend Mic' !

- Ne t'avises plus jamais de m'appeler comme ça, dis-je, d'une voix rauque.

- Mais...

- Shut up. Je te laisse la baraque, je prends ma moto ce soir et je passerais demain vider mes placards et récupérer la Ferrari et la Porsche.

- Non ! T'as pas le droit de me prendre la Porsche !

- Dans ces cas là ici c'est chez moi et je te fous à la porte.

- Mais...

- C'est moi qui paye, c'est moi qui garde ce que j'ai envie. Ok ? Je me trouve déjà généreux t'as encore la BM'"

Sur ce, et sans plus de discours, je me dirige vers un placard, y prends deux jeans, un sweat, un pull, un t-shirt, deux chemises, des sous-vêtements, je fourre le tout dans un sac de sport avec une paire de Asics Tigers, je prends mon sac dans le couloir au passage et file vers le garage. Je mets de quoi m'habiller en propre et me laver demain dans un sac à dos, et le reste dans la Ferrari FF. J'enfourche ma Triumph Street Triple 2012, qui certes commence à dater mais parvient aussi à déclasser toutes ces japonaises tout en bruit. En sortant, je frôle MA Porsche 911 Carrera GTS cabriolet, et je pars en dérapant dans l'allée. En regardant dans mon rétroviseur, je crois voir Laura et son nouveau mec à la porte, me regardant partir. Je prends à gauche. Je frôle une Mercedes. La bagnole du type en question. Cette fois, direction la périphérie, rue de Cantalejo. En route, je dépasse les 110, et ce même en plein centre de Madrid.



16 Aout 2020, 00h06
Rue de Cantalejo, Madrid, Fédération Européenne


J'arrête le moteur et enlève mon casque. Antonio est descendu pour m'accueillir. Lorsque je lui serre la main, il me regarde droit dans les yeux. Ses iris bleues me fixent intensément.

"Laura... Elle a...

- Rompu ?

- Je l'ai surprise avec un... Dans... Lit, dis-je, une boule dans la gorge, sentant une larme perler au coin de mon oeil. Je l'essuie d'un geste vif de la manche de mon blouson. Il me prend dans ses bras, prend mon sac, mon casque, et me conduit à l'intérieur. Il a acheté les quatre derniers étages de l'immeuble au proprio et depuis il a tout réaménagé, une vraie villa à 30 mètres du sol. Il pose mes affaires sur un divan au "rez-de-chaussée" de son quatroplexe, que j'ai nommé comme ça lors de notre dernière soirée, alors que j'étais complètement cuit. Il me tend un grand verre à whisky qu'il a pris dans un petit meuble, et le remplit de scotch écossais, un bon vieux Jack Daniel's, et l'allonge d'environ 7 cl d'eau. Un vrai pro du whisky. J'en bois deux bonnes gorgées avant de verser une larme.

_________________
"La guerre n'est que la continuation de la politique par d'autres moyens, car la politique est le but, la guerre le moyen, et un moyen sans but ne se conçoit pas." - De La Guerre, C. Von Clausewitz





Dernière édition par Michael Carlson le Sam 12 Nov - 18:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Retour difficile   Sam 6 Aoû - 17:40

16 Aout 2020, 06h18
Rue de Cantalejo, Madrid, Fédération Européenne


J'ouvre les yeux dans un grognement. Je regarde, hagard, autour de moi. Antonio est affalé sur la table basse et assez mal en point. Les trois bouteilles de whisky qu'on s'est pris dans la nuit n'ont pas bougé. Je me lève mais le marteau piqueur qui a élu domicile dans me crâne me décide bien vite à me rasseoir pour essayer de calmer la douleur lancinante qui explose mon front et mes tempes. Je prends la bouteille d'eau posée pas loin et j'en descends trois grosses gorgées. L'eau me vrille le crâne mais me laisse les idées claires. Au cinquième coup sur la porte, je me décide enfin à me lever et à aller ouvrir. Mais c'est une mauvaise surprise qui m'attend. A peine ai-je entre-ouvert le battant qu'un pied s'y glisse. Bientôt, je me retrouve face à Laura. Dans un grognement dédaigneux, je vais pour refermer la porte, mais elle m'arrête dans mon geste en la bloquant.

"Mic', laisses moi...

- J'ai plus envie d'entendre parler de toi...

- Mais...

- Tu penses pas que c'est assez ce que tu m'as fais là ? Tu crois que je le vis comment ? Joyeusement peut-être ?

- Ecoutes moi au moins, laisses moi te donner des explications...

- Des explications ? Tu me prends pour un aveugle ou quoi ? Tu te tapes un mec dans MA baraque, tu essaies de garder MA Porsche, et en plus tu viens me voir chez l'un de MES amis pour essayer de me faire comprendre que je suis complètement à côté de la plaque et qu'il n'y a rien entre vous ?

- C'est seulement quand t'es pas là, je le paye pour qu'il...

- Je veux pas en entendre plus.

- C'était la première fois !

- Il manquerait plus que ça ! Dégages !"

Cette fois, je ferme la porte, tellement violemment qu'elle enlève son pied. J'entends ses sanglots étouffés dans le couloir et ses talons qui martèlent le sol à pas réguliers, et disparaissent. Je retourne à l'intérieur de l'appartement. Mes cris ont réveillé Antonio, qui me demande ce qui se passe. Je lui raconte brièvement la scène. Il m'approuve d'un signe de tête et me propose d'aller tout de suite chercher les voitures et mes affaires. Il propose d'appeler Juanes pour nous aider. J'accepte tout d'un bloc. Il m'annonce que le quinzième étage de l'immeuble est à moi pour le temps que je voudrais. Je le remercie chaleureusement et il appelle Juanes.



16 Aout 2020, 20h30
Palais de l'Elysée, Paris, Fédération Européenne


"Mesdames et messieurs, comme vous le savez, il y a deux jours, un violent combat a opposé nos forces à des troupes inconnues dans un centre de recherche d'Europa Research Corporation. Le bilan est de 49 personnels de l'Enforcer Corps, 62 fusiliers de l'Armée de Terre et de plusieurs hommes des Services de Renseignement de l'Enforcer Corps. Leur intention était de détruire nos recherches sur un virus mortel étudié à fins de pouvoir lui trouver un anti-virus. Ils y sont parvenus, submergeant de très loin nos troupes. Ils se sont retirés. Une enquête a débuté pour faire la lumière sur ces évènements. Je peux maintenant répondre aux questions.

Q: Pourriez-vous être plus précise sur le bilan des agents du S.R.E.C ?
R: Je n'ai pas été autorisée à rendre cette information publique.
Q: N'avez-vous pas peur que le peuple manque de confiance si vous lui cachez ces informations ?
R: Si le peuple n'a pas confiance en son armée pour la défendre, il n'a qu'à venir se battre.
Q: L'ennemi a-t-il été identifié ?
R: Pas avec certitude, c'est pourquoi nous ne rendons pas encore publique cette information.
Q: Est-ce une super puissance ?
R: On ne m'as pas informé de ce fait.
Q: L'Enforcer Corps est-il en mesure de défendre l'Europe en cas d'attaque ?
R: L'Enforcer Corps est l'armée la plus moderne qui soit et serait tout à fait à même de gérer un mouvement hostile.
Q: L'officier commandant les troupes sur place est-il présent ?
R: Oui.
Q: Pourrait-il faire une déclaration et répondre à nos questions ?
R: Il a lui même été gravement blessé et a besoin de repos.
Q: Quelques questions réponses seraient-elles vraiment fatigantes ?
R: Je..., bloqua Laurie. Elle me regarde, et je luis fais un signe de la tête pour qu'elle me laisse la place.

- Je suis là mesdames et messieurs. Je ne peux pas vous accorder énormément de temps mais je peux répondre à quelques questions.

Q: Qui êtes vous ?
R: Colonel Carlson, sous-directeur des Services de Renseignement de l'Enforcer Corps.
Q: Est-ce vraiment vous qui commandiez ? On nous a informé de blessures graves.
R: Si un traumatisme crânien et une hémorragie interne c'est pas assez grave pour vous vous pouvez aller vous brosser.
Q: L'ennemi était-il vraiment supérieur en nombre ?
R: Presque quatre fois en effet.
Q: Pourquoi vos objectifs n'ont-ils pas été remplis.
R: Un commando a été infiltré derrière nos lignes et a détruit le virus.

- Le Colonel Carlson doit maintenant se reposer. Nous vous communiquerons la date de la prochaine conférence de presse."

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Dernière édition par Michael Carlson le Dim 18 Sep - 18:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Retour difficile   Lun 8 Aoû - 22:53

16 Aout 2020, 20h37
Palais de l'Elysée, Paris, Fédération Européenne


"Alors ? On en est ou ?

- Et bien, commença Laurie Lenotte en feuilletant un dossier. On a identifié presque tous les corps ennemis, et leur appartenance à la 105e Brigade de Gardes Spetsnaz ne fait presque aucun doute, sauf pour un d'entre eux. Le laboratoire a été attaqué, et les systèmes de sécurité se sont déclenchés lors d'un combat. Une balle perdue dans une des cuves. On a retrouvé un corps calciné. Pas de plaque. Les analyses sont en cours.

- Hum, une branche du GRU ?

- Possible, très probable même. Certains témoins vous ont vu vous battre avec la femme, ils ont été surpris par son agilité et sa rapidité pour une russe. Les Spetsnaz ont plus tendance à bourriner qu'à faire dans l'esbroufe. Tout me laisse à penser qu'elle faisait partie d'un commando du GRU. Mais savoir lequel...

- Ok.

- Vous êtes sûr de ne pas vouloir prendre de repos ?

- Qui va me remplacer ?

- Pour trois ou quatre jours on peut trouver...

- Bon, ok, tenez moi au courant si il y a un gros truc, je serais à Brest.

- A vos ordres."

Je souris à Laurie avant de saluer les personnes présentes, et je sors par l'entrée principale. Je traverse la cour d'un pas vif et me retrouve dehors en un rien de temps. Je vais pour appeler un taxiC'est alors qu'une main se pose sur mon épaule. Je me retourne pour voir avec surprise apparaître le Lieutenant Stenart, qui était censé se trouver à Rome.

"La Présidente met cette voiture à votre disposition mon Colonel."

Il pointe du doigt une Audi A7 noire aux lignes sportives. Je le remercie et file vers la voiture, avant d'y monter. Je fais rugir le moteur et m'engage dans la rue.



17 Aout 2020, 03h26
Brest, Fédération Européenne


Ca y est, j'arrive à Brest, ville pleine de souvenirs de mon adolescence. Je prends direction le centre-ville. La Audi fonce sur la Départementale 112, qui s'enfonce jusque dans les premiers quartiers résidentiels de la ville. Je dépasse la Polyclinique de Keraudren, puis j'arrive au rond point qui se trouve au croisement avec le Boulevard de l'Europe. Je prends Rue du 8 Mais 45, puis Rue de Gouesnou, avant de rattraper Rue Jean Jaurès, que je descends à toute allure en grillant les feux, ce qui a peu d'importance à trois heures passées, et j'arrive Place de la Liberté. Je passe Rue de Siam, puis tourne Rue de Lyon, avant de m'arrêter Rue George Sand. J'ouvre lap ortière et descends de voiture, la ferme à clé et entre dans l'immeuble en face de moi. Direction de palier du second. Je sonne. Des pas. Une clé qui tourne dans la serrure. La poignée qui s'abaisse. La porte qui s'ouvre.

"Mais... Hiii ! C'est génial, hurle Solenn tout en me sautant au cou. Qu'est-ce que tu fais là ?

- Je dois me reposer.

- Pourquoi ?

- Quelques soucis d'ordre... médicaux.

- Rien de grave ?

- Je t'expliquerais.

- T'as l'air tout triste... Laura est pas là ?

- Elle a... Je... Enfin...Tu veux bien m'accueillir chez toi pour trois jours ?

- Oui aucun problème j'ai un duplex je devrais pouvoir trouver, mais à condition que tu me dises tout ce qui va pas.

- Ouais..."

Solenn me prend dans ses bras et dépose un léger baiser sur ma joue, qui me remonte légèrement le moral. Elle me propose d'entrer. Avant que j'ai pu lui demander quoi que ce soit, je me fais servir un chocolat chaud et on s'assoit sur le canapé. Je lui raconte tout depuis mon départ de la maison avant de partir au large de Cadix. Elle m'écoute attentivement, avec des signes de têtes. Elle évite mon regard, et, une fois que j'ai finis, se lève, va mettre les tasses dans l'évier. Elle revient vers moi, s'assoit à côté de moi, et me dépose un deuxième baiser sur la joue. Je laisse mon sourire aller en s'élargissant, mais le baiser dure, et bientôt je sens la main de Solenn se poser sur ma cuisse. Cela n'a pas duré plus de quatre secondes. Je vais pour m'écarter mais elle me prend de vitesse et se lève en quelques secondes, avant de filer dans sa chambre. Je reste là à contempler le mur pendant plusieurs minutes, avant de me coucher sur le canapé, où j'ai insisté pour dormir. Je mets une heure pour m'endormir. Après avoir sombré, mon sommeil est peuplé des visages tordus par la douleur des mourants d'Islande, du bruit des avions, des lumières blanches de l'infirmerie du Foudre de Guerre, des rouges, jaunes, oranges des explosions, du gris-marron du paysage, des bâtiments. Je me réveille en sursaut, hagard. Les premiers rayons de soleil de la journée pénètrent dans la pièce par la fenêtre de l'arrière de l'appartement. Je cligne des yeux et me lève. J'approche de la fenêtre et l'ouvre doucement, sans bruit. L'air frais et iodé du matin brestois me réveille entièrement. Les questions de la veille me reprennent. A pas mesurés, je me dirige vers la chambre de Solenn. Je l'ouvre, puis m'appuie sur le mur à droite avant de refermer le battant. Elle dort paisiblement sous une couette bleu ciel. Ses boucles blondes entourent avec tendresse son visage angélique. un rouge-gorge pousse la chansonnette dehors. Les yeux de Solenn s'ouvrent doucement. Elle me fixe de ses yeux bleus, à l'air d'attendre. J'ouvre la bouche pour lui poser la question qui me taraude l'esprit depuis qu'elle m'a laissé sur le canapé, mais elle me devance encore une fois :

"Je sais ce que tu te demandes. C'est oui.

- Mais..."

Je n'ai pas le temps d'exprimer quoi que ce soit, elle sort de son lit. Elle est en sous-vêtements. Elle s'approche de moi très calmement, très doucement, entoure mon cou de ses bras fins et me serre contre elle.

"Je ne veux pas que tu te sentes obligé, réfléchis, avec ce qui s'est passé rien ne t'oblige à donner suite à ce que j'ai fais. Saches que je serais toujours là pour toi, même si tu choisis que nos chemins soient plus séparés qu'ils ne peuvent l'être, et que je serais là quand tu en auras envie."

Je la serre contre moi, lui conseille d'aller se recoucher.



17 Aout 2020, 20h27
Brest, Fédération Européenne


"Allô ?

- Monsieur, on vient de localiser le sous-marin utilisé par les troupes qui ont attaqué le centre, on a retracé son parcours via satellite. Mais impossible de faire le lien avec le GRU. On a lancé le suivi de différents camions qui sont chargés de matériel ou d'hommes qui proviennent du sous-marin.

- Bien. On reste en contact pour suivre l'évolution.

- Qu'est-ce que c'était ?

- Les collègues. J'ai trop de responsabilités pour couper les ponts, même pour repos médical."

Je souris à Solenn. En robe rouge, elle a un effet dévastateur sur mon self-control. Son décolleté laisse apparaître une bonne partie de sa poitrine, qui, bien que petite, remplit bien sa robe. Celle-ci lui couvre les chevilles, mais son dos est laissé en partie nu, grâce aux de pans de la robe qui ne se rejoignent que pour cacher le bas de ses hanches aux regards. Malgré tout, pour le moment, elle n'est qu'une amie. La meilleure peut-être, mais elle sait rester à sa place, du point de vue comportemental tout du moins, faisant tout pour me convaincre à l'aide de son style vestimentaire. Je replonge mon téléphone dans la poche de mon jean d'un gris-noir très foncé, avant de prendre un papier dans le sac de Solenn, d'y inscrire quelques mots sur les avancées du suivi et un petit pense-bête avec le crayon qu'elle me tend, puis je range le tout et mets le papier dans la poche de poitrine de ma chemise noire. Je lui souris et nous poursuivons notre repas en discutant de tout et de rien.

Fin du repas. Je ne reste pas chez elle ce soir je suis censé retrouver d'anciens collègues et amis, qui ont fait partie des commandos, des fusiliers marins, ou qui étaient dans mon ancienne boîte d'informatique. Je raccompagne d'abord Solenn chez elle, ça me dit rien qu'elle me voit à ramasser à la petite cuillère. Malgré tout, elle insiste pour que je l'emmène jusqu'au moment où nous entrons dans l'appartement. C'est le moment que je redoute le plus de la soirée. Je n'ai encore pas fais de choix et je sais qu'elle est assez impatiente. Je me penche un tout petit peu vers elle. Elle ne bouge pas, attend de voir ce que je vais faire. J'hésite. Laura est déjà à cent lieues de mes pensées. J'arrête mon mouvement et envoie un sms à Greg pour le prévenir que je ne viendrais pas et que je suis retenu par mon hôte. Lui comprendra. Je pose mon téléphone à côté du fixe, et m'approche de la jeune femme en robe rouge en face de moi. Elle a déjà enlevé ses chaussures à talons. Je me plante à trente centimètres d'elle. Elle me fixe sans ciller. Je place tranquillement mes mains sur ses hanches avant de l'embrasser. Elle passe ses bras autour de mon cou, se laisse faire. Mes mains se placent sur ses reins, les siennes viennent se poser sous ma ceinture...

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