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 Problème d'artiste dans l'Atlas

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Michael CarlsonEnforcerCorps, Colonel. Sous-Directeur du S.R.E.C, Commandant de la 19eme AéroportéeEnforcerCorps, Colonel. Sous-Directeur du S.R.E.C, Commandant de la 19eme Aéroportée
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MessageSujet: Re: Problème d'artiste dans l'Atlas   Mer 2 Mar - 19:42

17 Décembre 2010, 04h09 et 38s
Coordonnées 29°58' N - 7°14' O, Chaîne de l'Atlas, province d'Al Haouz, Maroc


"Ici Faucon, passons le 30e degré vers le Sud. Zone de crash non détectée.

- Bien reçu Faucon. QG terminé.

- 5 à Leader, incendie repéré à huit heures. Altitude approximative : 500m. Distance approximative : 200m.

- Roger Faucon 5. Groupe 2 identification."

Le Sous-Lieutenant Denaux et le Sous-Lieutenant Talé prennent un virage serré, et rompent la formation pour aller vérifier que ce ne sont pas les débris de l'appareil perdu. Denaux est exténué. Voilà plus de cinq heures qu'ils scrutent l'Atlas pour essayer de localiser l'épave, et il aimerait bien rentrer. Ou au moins se reposer. Mais malheureusement, son rafale est un monoplace, et il ne peut laisser le pilotage à un copilote fantôme. Bien qu'étant un pilote chevronné, il commence à sentir la fatigue peser sur ses épaules. Soudain, Talé parle à la radio :

"C'est pas un avion ?"

Intrigué, le Sous-Lieutenant somnolant regarde plus attentivement. Il tente de regarder entre les colonnes de fumée, mais la noirceur est telle qu'il ne parvient pas à distinguer quoi que ce soit. Les deux chasseurs finissent leur premier passage et dépassent l'incendie. Alors qu'ils prennent un deuxième virage serré, les deux pilotes reprennent leur observation.

"Si, c'est ça. Leader, on l'a.

- Roger, à tous, retour à Dakar, je transmets la position. QG, zone de crash à 29°14' N - 7°16'.

- Roger Faucon Leader. Rentrez vite.

- 6 à Leader, on a repéré un autre feu un peu plus loin, mais très... Leader, on essuie des tirs !"



17 Décembre 2010, 04h10 environ
Quelque part dans la province d'Al Haouz, Maroc


Alors que j'allais entamer l'ascension de ma petite colline, j'entends un bruit inhabituel pour un coin aussi pommé. Il vient de derrière moi, soit la zone du crash. Je ne peut m'empêcher de me retourner. Je me doute bien que de là où je suis on ne me verra pas et je ne verrais rien, mais j'entends un avion de chasse, et je ne peux m'empêcher d'espérer. Mais pour me faire voir, j'ai pas grand chose. Un briquet ? Pas assez gros. Un feu ? J'ai pas de quoi. Des tirs ? Et si ils pensent avoir à faire à des rebelles ? Je dois quand même essayer, tant pis si ils ne font pas attention. Je prends mon MP5, et j'enlève la sécurité. Je le mets vers le feu que j'ai allumé, qui est facile à viser, et je tire une rafale, puis une deuxième. Deux chasseurs passent, mais les autres ne sont pas loin. Je tire à nouveau, mais je n'ai aucun signe qu'ils m'aient vu. Ca n'a pas marché, il faut que je me rende à l'évidence. Dépité, découragé, je baisse mon arme, la range, et reprends ma petite grimpette.


17 Décembre 2010, 04h13
Coordonnées 29° N - 7° O, Chaîne de l'Atlas, province d'Al Haouz, Maroc


"Leader, demande autorisation d'engagement.

- Négatif, tant qu'on a pas une menace anti-aérienne.

- Roger. Je tente une photo... J'ai pas pu avoir le ou les tireurs. Je repasse ?

- Surtout pas. On rentre."

Le Commandant Jenel est inquiet. Des tirs d'arme légère sur des avions de chasse ce n'est pas courant, et pas très raisonnable. On lui avait bien dit que la zone était dangereuse, mais de là à ce qu'ils tirent au fusil d'assaut sur des chasseurs... Soit ils sont fous, soit ils n'ont rien d'autre à faire. Très embêtant. Il faut prévenir le QG.

"QG, ici Faucon Leader, on a essuyé des tirs. La zone est dangereuse.

- Roger. Vous avez une identification ?

- Non, on a pas eu le temps de faire de photo.

- Ok. On s'en occupera en allant sur la zone de crash."

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MessageSujet: Re: Problème d'artiste dans l'Atlas   Jeu 3 Mar - 19:42

17 Décembre 2010, 04h20 environ
Quelque part dans la province d'Al Haouz, Maroc


C'est bien ce que je pensais : c'est très très dur de grimper avec une blessure à la jambe. Encore une fois, je ne les compte plus, je dérape sur un cailloux, et m'agenouille afin d'éviter de dévaler la pente et de me retrouver... Vraiment très bas. Je reprends ma progression lorsque j'entends des cris, de plusieurs hommes apparemment, derrière moi. Sans chercher à me retourner, je pousse un grand coup sur ma jambe, avec la douleur qui correspond, pour attraper une petite corniche rocheuse. Je m'y hisse. Heureusement pour moi, ce sont les abdos qui ont fait tout le travail. Je parviens à m'allonger sur le petit plateau, et je regarde en bas pour situer les types. Ils sont une dizaine, treize je dirais, à côté du feu. Ils tentent d'enlever les feuilles du foyer, sûrement pour les lire, mais je pense, j'espère, qu'il est trop tard. Je pose mon sac, et je prends mon MP5 dans mon dos. Je m'approche le plus possible du bord, et j'épaule, avant de viser, le doigt à côté de la détente. C'est l'une des règles qu'on apprend en rentrant chez les fusiliers marins : "jamais de faux pas, jamais d'erreur". Et c'est ce qu'on nous répète après chez les commandos : "si jamais un de tes collègues, ou dans le pire des cas, plusieurs, y restent à cause de toi, on te rendra la vie impossible" ou la version soft : "ce qu'on déteste chez les commandos, c'est les types qui font des erreurs qui se payent de la vie d'un des hommes". C'est pour ça qu'on apprend aux plus jeunes à ne jamais laisser son doigt reposer sur la gâchette. Les types restent une petite minute à discuter autour du feu, sans trop se préoccuper de grand chose, lorsqu'un type crie et pointe le sol. Ils regardent tous dans la direction de la crête que j'ai envie d'atteindre. Je me sens repéré, je sais pas pourquoi... Je rapproche mon doigt de la gâchette. Maintenant, si ils réussissent à suivre mes traces, je vais devoir les abattre, ou au moins celui qui sait suivre des traces. Le type qui a pointé le sol s'élance, les autres suivent. Ils s'élancent dans ma direction.


17 Décembre 2010, 04h19
Centre de Planification et de Conduite des opérations des Armées, Paris, France


"Monsieur, nos chasseurs ont été pris pour cible par des tirs d'infanterie après avoir localisé la zone de crash.

- Ils l'ont localisé ?

- Affirmatif. Les troupes d'intervention du 23e BIMa sont en route pour déploiement et sécurisation de la zone. Des hommes de la DRM sont aussi envoyés sur zone pour la récupération des documents.

- Il y avait des signes de vie ?

- Négatif, on a pas repéré de personnel.

- Donc on a peut-être eux pilotes, trois hommes du DPSD et un commando marine morts.

- C'est ça. On en saura plus après investigations."



17 Décembre 2010, 04h20 environ
Quelque part dans la province d'Al Haouz, Maroc


Les types se sont bien approchés, un peu trop, mais ils n'ont pas l'air de venir vers moi. Ils sont toujours en contre-bas, je devrais en profiter, mais, comme l'a dit Rilke sur son lit de mort : "Vivre est gloire". Il faut donc que j'attende pour éviter de tuer ces malheureux qui, après tout, ne se battent que pour leurs convictions. J'ai toujours mon MP5 épaulé, le premier homme dans le viseur, si jamais il parvenait à arriver à moi. Je me sens le tireur embusqué qui attend le faux-pas de sa cible pour faire fondre sur elle la balle qui la fera passer de vie à trépas. Vous avez déjà fait un stage de tireur embusqué ? Moi oui. Il faut être patient, très patient, pire que moi. Il faut subir, subir les conditions climatiques, subir le stress, subir la peur de sa faire repérer, subir les risques du métier de militaire en même temps que ceux de commando, subir le fait que, même si son cœur se déchire sur des scènes de violence gratuite provoquées par la cible, on doive attendre l'ordre de tir, mais pour un résultat qui, à défaut d'être satisfaisant, fait au moins avancer les choses. Et tout cela dans un calme parfait et une sérénité à toute épreuve pour être prêt au moment du tir, pour pouvoir avoir un résulta,t être efficace, et faire bouger les choses justement. Et là, c'est ce qui m'arrive : si je tire, ils se rueront tous sur moi, et je n'aurais qu'à les tirer comme des lapins, et perdre la gloire de laisser la vie à des hommes hors des querelles politiques et internationales, pris dans leur désir de vengeance et leur envie de lutter pour ce en quoi ils croient. Et je tiens cette possibilité au bout du doigt. J'observe les types, qui finissent par arrêter de grimper puis redescendent. Ils ont abandonné apparemment, tant mieux pour moi, et tant mieux pour eux. Je relâche la pression, je soupire et j'écarte mon doigt de la détente. J'en bénirais presque la nuit de m'avoir caché à leur vue.

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MessageSujet: Re: Problème d'artiste dans l'Atlas   Ven 11 Mar - 23:16

17 Décembre 2010, 04h25 environ
Quelque part dans la province d'Al Haouz, Maroc


Je reprends la montée de la côte rude qui me mènera sur cette crête que je tente d'atteindre depuis une trentaine de minutes. Problème : il faut aussi que je pense à retrouver ce peintre, qui avait l'air d'après les papiers très au courant et très important. Seule solution : trouver un véhicule et arpenter la zone à la recherche. C'est un peintre, il ne doit pas être allé bien loin il ne doit pas avoir beaucoup de ressources en termes de survie et de combat. Mais après tout je n'ai pas trouvé de corps dans l'avion, si ça se trouve il est avec les cinq personnels militaires, avec un peu de chance. Après un quart d'heure de montée, j'arrive enfin en haut de la crête. Je regarde autour de moi, mais avec cette obscurité difficile de voir à plus d'une centaine de mètres, et encore, grâce aux étoiles. Je me décide à trouver un petit coin ou dormir. Je pars à la recherche d'un petit abri. La chance me sourit : en quelques minutes, je trouve un enfoncement sous un grand rocher plat un peu en contrebas. Je mets le sac postal au fond, et me mets plus à l'extérieur. Je me sert de mon sac à dos comme d'un oreiller. Je m'allonge, et détend enfin ma jambe blessée. Je m'endors rapidement, sous la lueur de la voute étoilée.


17 Décembre 2010, 07h32
Base de l'Armée Royale Marocaine, Banlieue de Casablanca


"Colonel, voici les véhicules mis à votre disposition ainsi que les soldats qui vous accompagneront.

- Merci General. Allez, on y va ! Claironis, trouve moi la route la plus courte. On est assez armé pour pallier à une embuscade, alors je me contrefous qu'elle passe par le plus gros camp terroriste de la région.

- Bien Monsieur... Voilà, l'itinéraire est entré dans les GPS. On peut y aller.

- Ouvrez l'oeil, et préparez vous à vous défendre si besoin !"

Le Colonel Bertena prend place dans le véhicule de tête et fait partir le convoi. Il verrouille la porte du VBL, l'un des équipement que les soldats français ont amené avec eux, comme deux VAB et deux ERC-90 Sagaies. Il s'est lui-même étonné d'un tel déploiement, mais lorsque l'Etat-Major lui a annoncé ce qu'il devait retrouver, il s'est ravisé de faire la moindre remarque. Des documents secrets et un peintre, plus six soldats, dont un commando marine blessé, ça n'arrive pas tous les jours que ça se crash dans le désert. Il compte les retrouver au plus vite. Ses ordres sont clairs : plus il mettra de temps à les trouver, plus les moyens seront importants, et plus les contribuables payent, donc faire le plus vite possible. Maintenant, plus de trois heures de route dans le désert en début de journée. Malgré les habitudes qu'il a prit en Afghanistan, le Colonel sent que la chaleur va être étouffante.

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Dernière édition par Michael Carlson le Mer 23 Mar - 19:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Problème d'artiste dans l'Atlas   Lun 14 Mar - 23:17

17 Décembre 2010, 07h00 environ
Quelque part dans la province d'Al Haouz, Maroc


Je sors de ma torpeur et manque de me prendre le rocher qui me surplombe. Un réveil ma foi assez violent pour me faire sursauter et me rendre alerte, prêt à survivre dans cette zone décidément très hostile. Sous ma pierre, il fait doux, mais le soleil illumine déjà les hauteurs de l'Atlas. Le ciel est vide de tout nuage, et laisse large place à l'astre de vie. Je récupère mon sac postal et mets mon sac à dos. Ma priorité actuelle est de trouver eau et nourriture sans épuiser mes dernières réserves de force et de courage. Et la seule solution pour ne pas crever de fatigue, d'épuisement, en cherchant cela, c'est de trouver une oasis. Oui bon je sais ça court pas les rues en plein désert, mais on ne sait jamais je peux avoir de la chance. Je regarde le monde extérieur. Maintenant que je n'ai plus ces types aux trousses, je peux essayer de trouver un chemin correct. Je sors de mon trou et grimpe sur le rocher. Ensuite, je prends la direction de la crête d'hier. Bientôt, je peux voir d'un côté la zone de crash de l'avion, et derrière le désert de Sahara à perte de vue. De l'autre, ce sont les montagnes de l'Atlas, leurs pièges et leurs crevasses, qui me tendent les bras. Je préfère encore les montagnes. Je prends donc la direction des crêtes noircies des chaînes marocaines. Quelque chose me dit que le voyage va être long. J'ai douze kilos sur le dos, une jambe blessée qui me fait actuellement souffrir le martyr, et je compte me sortir d'un désert inhospitalier. L'espoir fait vivre ! Soudain, je vois au loin de larges bandes vertes, assez hautes. Ecarquillant les yeux, il me semble voir des palmiers dattiers. Là, il n'y a pas trente-six hésitations à avoir, vous courez je peux vous dire ! Et je ne suis pas différents des autres ! Je relève le sac postal et je commence à courir doucement, pour garder le peu d'eau qui me reste. Mais plus l'oasis approche et plus je cours vite, oubliant la douleur qui me roidît la jambe. Je cours à en perdre haleine, persuadé de trouver mon salut en cette oasis où je trouverais presque à coup sûr de quoi manger et boire. Mon bardas, bien que principalement composé de papier, est assez bruyant, et me casse les oreilles. Par-dessus ce bordel, j'ai l'impression d'entendre des tirs, au loin, qui viennent de derrière moi. Ces tirs, qui provoquent une montée d'adrénaline, m'aident à courir encore plus vite, à espérer encore plus trouver quelque chose à cet oued. Les tirs se rapprochent. Je regarde derrière moi, mais ne vois pas grand chose à cause de la poussière de ma course. Sans m'arrêter, je rehausse la position du sac pour infliger à mon dos moins de tracas, et je continue à courir, perturbé par les tirs et cet oasis qui me tend les bras mais que je n'arrive à atteindre. Je cours, je cours. Ma gorge se dessèche, mes pieds me brûlent, ma jambe me fait mal, mais rien ne pourra me faire arrêter. Et ces tirs qui m'oppressent ! Je trébuche sur une pierre plus grosse que les autres. Je tombe en avant, tombe sur ma jambe blessée. Le sac postal se renverse, les feuillets s'éparpillent sur les cailloux chauds. Malgré un insoutenable mal qui me tiraille la jambe, je me mets sur mes genoux, récupère sous les tirs les feuillets secrets, me dépêche, sans précaution, de les fourrer à nouveau dans le sac. Je prends appui sur ma jambe blessée pour me relever. Mauvais plan : elle ne peut me soutenir, et je retombe. Je réessaye, et y parviens, avant de reprendre ma course effrénée. Les tireurs se rapprochent, j'entends leurs cris, mais l'oued n'est pas loin, j'y suis presque et je pourrais m'y abriter. Lors de ma course, je jette des coups d'œil furtifs dans mon dos, ne voyant que fumée et ombres menaçantes, des ombres qui se rapprochent de plus en plus, qui m'oppressent, sous les tirs incessants et les cris stressants. Mon cœur bat à tout rompre, je sens à peine ma langue qui se colle à mon palet, j'ai le sang qui me bat aux tempes, le visage en feu, le dos et la jambe aussi. Mes pieds sont brûlants et irrités dans mes rangers. J'y suis presque, plus d'une cinquantaine de mètres. Soudain, ma jambe blessée qui jusque là avait soutenu tout ce qu'elle pouvait, qui avait subi des efforts que personne n'aurait imaginé, me lâche. Mon genou part sur la droite, je sens la crampe venir à mon mollet, et ma cheville dérape sur une pierre. Je tombe en avant, sans trop m'en rendre compte. Mais il faut que je continue... Pour... La sécurité de la France... Ce peintre... Il faut que je... Mes yeux se ferment... J'essaye de voir l'oasis, mais elle a disparu... Je regarde derrière moi : c'est le désert le plus complet, personne à l'horizon... Pas plus que les tirs... Mes paupières sont lourdes... Mais il faut que je trouve ce peintre... Il en va de...

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MessageSujet: Re: Problème d'artiste dans l'Atlas   Jeu 17 Mar - 19:26

17 Décembre 2010, 13h00 environ
Quelque part dans la province d'Al Haouz, Maroc


" تعال وانظر! لقد وجدت جثة! (Viens voir ! J'ai trouvé un corps !)"

Le vieux berger approche à l'appel de son petit-fils. Lorsqu'il arrive à sa hauteur, il voit le corps d'un blanc, étendu sur les rochers. A côté de lui se trouvent un sac postal plein de feuillets. Il est armé d'un pistolet et d'un fusil. Le sage s'agenouille auprès de l'occidental, et lui prend le pouls. Il respire. Faiblement, mais il respire. Le marocain ordonne à son parent de transporter l'homme jusque dans le chariot pour le ramener à la maison. Il suit son descendant qui porte avec difficulté l'inconnu. Lui a pris le sac postal et les armes. Il les dépose à côté de l'homme dans le chariot, pendant que son petit-fils regroupe le troupeau. Il s'agit maintenant de rentrer afin de prodiguer des soins à sa peau brûlée par le soleil impitoyable du désert.



17 Décembre 2010, 14h12
Zone de crash, province d'Al Haouz, Maroc


Le Colonel Bertena prend le Famas que lui tend son subalterne, et pousse la porte du VBL, fusil en avant. Une fois qu'il a vérifié qu'il n'y avait pas de menace immédiate, tout comme le conducteur de l'autre côté du véhicule, il ordonne aux soldats de sortir des transports. Il dirige avec conviction ses hommes et donne les directives pour qu'ils nettoient la zone de tout hostile. Il se penche dans le blindé et y prend son keffieh, qu'il met autour de son cou, avant de remplacer son béret par un chapeau. Les escouades ont fini l'inspection, et les premiers messages radios lui parviennent :

"R.A.S.

- Zone ok.

- Personne en vue.

- Bien. Sergent, organisez les patrouilles avec les escouades un et deux, les trois et quatre vont fouiller la zone. Les marocains pourront se joindre à qui ils voudront.

- Bien mon Colonel."

Bertena se dirige alors vers la carcasse de l'appareil. Il n'a pas besoin de rentrer qu'il comprend qu'il y a des survivants : il y a un cadavre étendu sur le sol, le crâne ouvert. Il a du mourir en souffrant. Par respect, il s'approche et lui ferme les paupières en récitant une prière en arabe. Il passe par une ouverture créée par le crash. Il voit presque immédiatement une malle métallique ouverte, trois cadenas gisant, cassés, sur le revêtement intérieur. Il est au courant que quelqu'un de très important se trouvait dans l'avion, et il doit à tout prix la retrouver, si possible vivante.


17 Décembre 2010, 22h15 environ
Quelque part dans la province d'Al Haouz, Maroc


J'ouvre doucement les paupières. Je ne vois qu'un rayon clair un peu plus loin. En quelques secondes, mes yeux se sont habitués au manque de luminosité, mais je sens ma jambe qui me lance et ma cheville qui me brûle. Je regarde autour de moi. Je suis dans un lit aux draps blancs, qui seraient immaculés si il n'y avait pas une grosse tâche de sang au niveau de ma cuisse, à l'endroit de ma blessure par balle. Le montant du lit est en bois, je dirais pin. La fenêtre, ouverte, laisse passer la clarté de la lune et un courant d'air frais bienvenu. A côté, la table de nuit supporte une bassine où stagne un liquide inodore et incolore, de l'eau je suppose, et une serviette claire. La porte, entrouverte, laisse échapper des chuchotements en arabe et une lumière jaunâtre vacillante. Je soulève les draps pour voir mon état. On m'a mis un caleçon propre, et un bandage blanc à la cuisse. Ma cheville, quant à elle, est posée sur une serviette humide. Je pousse la couverture sur le côté et me lève. Mes pieds se posent sur le sol tiède et une agréable sensation de bien être m'envahit malgré les douleurs lancinantes de ma cuisse, qui sont tout de même plus supportables qu'avant. Je me frotte la hanche qui me gratte, et sens une coupure. La douleur est vive et je retire ma main. Je regarde ma hanche. Un trait rouge me coupe le flanc du haut de l'aisselle au bas-ventre. Malgré qu'elle soit peu profonde, la chair est à vif et ce n'est pas très agréable. Je m'approche sans bruits de la porte. Je regarde à travers. Un vieil homme, une jeune femme et un jeune homme sont en train de discuter tandis qu'un enfant joue avec un train en bois. Le petit ne doit pas avoir plus de deux ans.

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MessageSujet: Re: Problème d'artiste dans l'Atlas   Sam 19 Mar - 19:42

Je pousse la porte sans bruit, mais ce mouvement léger attire quand même l'attention du bébé, qui tourne la tête et me montre de sa petite main innocente. Le jeune homme tourne la tête et, dès qu'il voit le mouvement du gosse, se lève, je dois dire très précipitamment, et disparaît de mon champ de vision. Le vieil homme l'a suivi des yeux, et il les ouvre très grands lorsque l'autre est sur le côté, apparemment il est surpris. Il se lève, mais le premier type apparaît devant moi, et me tient en respect avec un AKS. Sans réfléchir, je saisis le canon de l'arme, attire le type à moi en tirant dessus, prends son poignet droit qui tient l'arme, le lui tords et fais en sorte de le placer derrière son dos. Je passe mon avant-bras sous son cou et le retourne pour pouvoir le prendre en étranglement. Il fait maintenant face à ses compatriotes, désarmé, à ma merci. Je lui prends le fusil d'assaut, enlève le chargeur d'une main et balance la carcasse sur le sol, dans ma chambre, avant de poser mon pied sur le chargeur et de reprendre son bras en crochet. En quatre secondes, j'ai désarmé un homme et je l'empêche à présent tout mouvement. L'autre commence à parler en français :

"Lâchez-le, il veut seulement protéger sa famille.

- Je n'ai aucune raison de pas me méfier.

- Vous voyez une arme quelque part à part les vôtres sur la chaise là-bas et celle que vous avez lancé ?"

Je regarde autour de moi. Pas une seule arme, et rien qui s'en rapproche. Je balaye encore la pièce du regard. Je lâche, après un instant de réflexion, mon otage, et me rends compte que je suis toujours en caleçon.

"On va vous donner des habits. Pardonnez mon petit fils, il est très protecteur. Je vous en prie assez-vous.

- Pourquoi...

- On vous a trouvé en plein milieu du désert. On vous a ramené ici. Ensuite Helena a soigné votre blessure.

- Merci mais... Mon sac postal...

- Il est dans la remise. Vous avez besoin d'autre chose ?

- Oui, vous auriez moyen de m'emmener là où vous m'avez trouvé ?

- Bien sûr, j'ai un chameau. Je vous donnerais une carte et une boussole."



17 Décembre 2010, 14h12
Zone de crash, province d'Al Haouz, Maroc


Le Sergent Matteo Santos, italien, trente-six ans dont neuf de Légion, 1m79, 92 kilos de muscles, patrouille sur la hauteur de la zone de crash, avec deux collègues et deux types de la Garde Royale Marocaine. Il est stationné Nîmes, mais il a été déployé ici pour des recherches de la plus haute importance. Il n'en sait pas beaucoup plus puisqu'il n'a pas été affecté aux recherches. Soudain, des tirs retentissent de l'autre côté du point de crash. Il se met à terre, et ordonne au meilleur tireur de la patrouille de tenter des tirs dissuasifs, pendant qu'il prend ses jumelles. Il les porte à ses yeux. Des rebelles locaux, qui ont pris pour cible les troupes en contrebas.

"A tous, on a un blessé grave restez en hauteur et essayez de les repousser."

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MessageSujet: Re: Problème d'artiste dans l'Atlas   Mer 4 Mai - 12:17

"Couvrez Miguel ! Il ne doit pas être repéré !

- Infirmier ! Infirmier !

- Putain abattez-moi ce tireur embusqué !

- Colonel, on a un groupe armé d'un RPG.

- Ne les laissez pas tirer, mais faîtes le moins de victimes possibles !

- Colonel ! Miguel est touché !

- Colonel ! On est prit en tenaille et acculé à la falaise !

- Je vous envoie du renfort ! Escouades Bravo et Charlie, renforts pour Gamma !

- A vos ordres Colonel, entamons progression vers Gamma.

- Ici Bravo bien reçu mouvement en cours.

- Soignez le sergent Mendez, qu'est-ce que vous attendez ? Il faut qu'il puisse tirer dans les dix minutes !"

Cette fois, le Colonel Bertena le sent mal. Il a déjà trois blessés, dont son sniper, et il lui est impossible d'ordonner aux escouades sur les hauteurs de descendre, c'est trop risqué. En plus ils ont réussi à repérer l'escouade Gamma avant l'assaut et ils l'ont encerclé. Il n'y connait pas le nombre de victimes, mais il l'espère le plus bas possible. Il recharge son Famas, l'épaule et tire. Il tue un assaillant d'un tir bien placé dans le torse. La coaxiale du Sagaie 1 vient de commencer à tirer. Le servant canarde les positions avec efficacité et précision. Le Sagaie 2 utilise son canon de 90. Une explosion vient confirmer le tir, sur le flanc de la falaise, un peu trop bas. Le tir suivant fait mouche, ainsi que le troisième. Les canons mitrailleurs de 20mm des deux VAB se mettent en marche, joignant leurs tirs de couverture à ceux des Sagaies. Le Colonel ouvre à nouveau le feu. Les tirs français sont précis et meurtriers, mais bien peu nombreux par rapport à ceux de leurs adversaires.



17 Décembre 2010, 14h15
Quelque part dans la province d'Al Haouz, Maroc


Je monte sur le dos du dromadaire. Affublé d'une djellaba bleue et coiffé d'un keffieh rabattu devant mon visage, je lance ma monture. A part mon pistolet qui est sous mon jilbab, mes armes et les documents sont dans des sacoches accrochées sur les flancs de l'animal. Alors que l'animal est au trot, je prends ma boussole qui pend à mon cou, retenue par une filin de chanvre, et tente de trouver mon chemin. Seule indication : ils venaient du sud-est quand ils sont arrivés ici. Je pars donc vers le sud-est. Il faut que je retrouve les autres. Je ne suis pas sûr qu'avoir pris le sac postal soit une bonne idée... Je change de programme : direction la civilisation. Je vais tâcher de trouver le Consulat de France à Marrakech. Je leur confierais les documents, et demanderais à partir sur la zone de recherche. Ouais, je vais faire comme ça.

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MessageSujet: Re: Problème d'artiste dans l'Atlas   Sam 7 Mai - 21:58

17 Décembre 2010, 22h13
Avenue Hommane Al Fatouaki, Marrakech, Maroc


Les rues sont encore animées. J'ai abandonné la djellaba pour être plus discret : un jean et une chemise, le keffieh autour du cou. J'ai tout entassé dans un gros sac à dos et une valise que j'ai acheté à un marchand dans la Médina, où j'ai aussi laissé le dromadaire. J'ai l'adresse du Consulat, reste à le trouver. Le plus simple serait de prendre un taxi, mais je n'en ai vu aucun depuis que je suis descendu de dromadaire. J'aperçois un commissariat, ou au moins un bâtiment qui y ressemble, avec voitures de police et agents de circulation. Après encore vingt minutes de marche, j'arrive devant un grand bâtiment avec une emblème bizarre. Au loin, un minaret. Soudain, trois hommes sortent d'une voiture qui était garée sur le bord de la chaussée. Ils n'ont pas l'air très aimables, et j'ai pas trop envie de jouer. L'un d'eux sort une barre métallique. Cette fois pas le choix. Je regarde derrière moi mais personne ne semble les intéresser. Je pose mon sac et ma valise. Ma jambe a recommencé à me faire mal il y a une bonne heure, et je suis pas trop en état de combattre. Le deuxième type sort un flingue. Ni une ni deux, je me jette sur lui, tout en lui mettant un coup de poing mémorable. Il chute. Je me jette sur lui, lui tord le bras, le désarme et l'assomme avec la crosse de son arme. Le deuxième allait frapper avec sa barre lorsque je me retourne, et saisis la tige en fer, avant de le faire passer à ma droite assez violemment. Au passage, je lui fais un croche-pied et il tombe en avant. Il se prend le trottoir dans le front et tombe inanimé. Le dernier a l'air plus costaud, et plus remonté contre moi. Il a pris une machette. Y a que dans un pays de merde pareil qu'on peut vendre des machettes à n'importe qui ! Il me charge sans autre forme d'avertissement. Il lève le bras pour me frapper. Je le bloque en croisant mes avant bras, avant de refermer cette pince pour lui tordre le bras avec efficacité et rapidité. Il lâche rapidement son arme. Soudain, deux policiers surgissent sur le trottoir. En me voyant tenir l'homme, ils commencent à courir vers moi en criant. Ni une ni deux, j'assomme le type d'un coup sur la nuque. Ensuite, je prends mes affaires et détale en courant dans le même sens que les policiers. Je prend à gauche dans une petite ruelle. Puis droite, gauche, à nouveau gauche, et droite. Je m'arrête, essoufflé. Ils ne me suivent plus. Je rejoins l'artère principale, et repère un taxi...


17 Décembre 2010, 22h40
Consulat de France à Marrakech, Maroc


"Oui Monsieur, il est avec moi... Oui, il a les papiers... Non, il est blessé... Bien... Je m'en occupe tout de suite... Merci, à vous aussi. Vous avez eu de la chance Lieutenant. Ca aurait pu être pire.

- Je sais. Je veux aller aider aux recherches.

- Non, tout ceci n'est pas pour vous vous êtes blessé.

- Avec tout le respect que je vous doit, je n'ai pas d'ordres à recevoir de vous Monsieur, répondis-je en me levant pour me diriger vers la porte.

- Attendez au moins demain matin."



18 Décembre 2010, 07h20
Consulat de France à Marrakech, Maroc


"Lieutenant ? Déjà debout ?

- Je vais retrouver le Colonel Bertena sur le lieu du crash.

- A propos, ils ont ramené trois blessés hier soir après que vous vous soyez couché. Il leur manque un tireur d'élite.

- Je n'ai pas de formation spécifique mais j'ai le niveau suffisant pour manier un fusil de précision.

- Je vais vous donner un treillis, ce sera plus adapté."

L'homme me tend un pantalon, une veste, un t-shirt et des bottes standards, ainsi qu'un keffieh et un chapeau. J'enfile le tout. Tenue habituelle et mainte fois portée, l'ensemble me procure une sensation de bien-être. J'ai pris un solide petit déjeuner, qui a failli se retrouver dans les toilettes pour cause de diète sévère, et un infirmier s'est occupé de ma jambe. J'ai pu appeler mes parents, mais je n'ai eu droit qu'à une trentaine de secondes. Laura attendra... Dommage...

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MessageSujet: Re: Problème d'artiste dans l'Atlas   Dim 22 Mai - 12:40

18 Décembre 2010, 18h34
Zone de crash, province d'Al Haouz, Maroc


Un véhicule tout-terrains s'arrête à quelques mètres du Colonel Bertena, qui était en pleine réflexion sur la zone de recherche des disparus, et se relève pour accueillir ses visiteurs. Un Lieutenant en treillis en sort. En passant la jambe par la portière ouverte, il met un béret vert, mais couché sur la droite. Un Commando Marine. Etrange, dans cette zone. Il approche à pas lents, tout en plaçant à sa ceinture un holster dans lequel est positionné un M9. Arrivé devant le Colonel, il le salue et se présente :

"Lieutenant Carlson. J'étais dans l'appareil.

- Comment...

- J'ai sauté en parachute. J'ai ensuite localisé la zone de crash, j'y ai récupéré les documents originaux que vous devez actuellement chercher, j'ai brûlé les copies qui étaient à ma disposition, et je suis parvenu à rejoindre le Consulat de France à Marrakech.

- Je... Vous avez une idée de la position probable des autres ?

- Aucune mon Colonel, je viens participer aux recherches.

- J'ai plus besoin d'un sniper que d'hommes supplémentaires.

- C'est pour ça que je suis là, même si ce n'est pas ma spécialité.

- Donc vous êtes doué en tir, mais vous n'êtes pas tireur d'élite ?

- Je suis commandant d'unité, je ne peux pas tout faire.

- Bien... Vous avez une arme ?

- Affirmatif, dans le 4x4, un PGM Hécate II.

- Bien, prenez là on part à la recherche des hommes."

Le Colonel Bertena observe le Lieutenant qui retourne au tout-terrains, prends un petit sac et le PGM, avant de revenir vers lui. Il lui fait signe de rejoindre les autres. Curieusement, ils ne font aucun problème du fait qu'il soit un Commando Marine, et la discussion est très vite amorcée apparemment. Le Colonel se replonge dans ses cartes. Enfin il a de quoi monter des recherches efficaces sans avoir peur des snipers. Il plie la carte, la met dans dans sa veste, et prend son Famas, avant d'aller vers ses hommes.

"... Et là je l'ai maîtrisé avant de lui... Colonel.

- Sergent. Vous prendrez la tête du deuxième groupe, code Upsilon. Je prendrais la tête du premier, code Echo. Une escouade restera ici avec les véhicules. Vous prenez direction Nord. Nous Sud. On se retrouve ici dans douze heures maximum, on reste en contact radio avec l'autre équipe et ici. C'est partit."

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MessageSujet: Re: Problème d'artiste dans l'Atlas   Sam 28 Mai - 18:56

18 Décembre 2010, 19h58
12 km au nord de la zone de crash, province d'Al Haouz, Maroc


"Sergent ! Y a des traces par ici !

- Etat des lieux ?

- Ils étaient trois. D'après la direction, ils venaient du site du crash.

- Ca pourrait être les terroristes ?

- Vu le sable qu'il y a dedans, et le peu de vent, j'en doute. Y a de fortes chances que ce soit nos hommes.

- Echo pour Upsilon, Echo pour Upsilon, on a trouvé des traces de nos gars.

- On en a trois aussi ici Echo.

- On en a trois aussi. Ca concorde. Suivez les traces et trouvez-les. Rapport toutes les heures.

- Roger. Upsilon terminé."



18 Décembre 2010, 21h15
34 km au nord de la zone de crash, province d'Al Haouz, Maroc


"Tireur à deux heures.

- Dix tangos à midi.

- Roger. Ne tirez pas, on attend.

- Sergent, j'ai un visuel sur trois prisonniers, race blanche, deux en treillis, ce sont peut-être eux, mais j'ai pas de vue sur leurs épaules.

- Roger. A tous, on s'approche silencieusement. Lieutenant, vous n'avancez que de 500m maximum, et vous restez en couverture.

- Roger."

Le Sergent Santos fai signe d'avancer. Devant eux, un convoi hostile, et peut-être les otages. Ils sont sur une petite colline, mais trop loin pour une couverture pas un sniper, et ils dont donc dans l'obligation de s'approcher. Matteo a déjà décidé qu'il lancerait l'assaut. Il ne reste qu'à attendre le moment propice. Ses légionnaires avancent prudemment. Ils ont des possibilités de couverture, ce qui leur permet de ne pas se faire repérer. Ils ont enfin assez approché pour que le Lieutenant Carlson, le commando marine, puisse les couvrir avec son fusil de précision. Tandis que celui-ci s'arrête, les légionnaires continuent leur progression. Il va falloir éviter la fuite des véhicules. soudain, la radio crachote et le Colonel Bertena commence à parler.

"Sergent, vous avez un otage en costume ? Si oui, faîtes en sorte qu'il reste en vie, si on le perd on risque gros.

- Bien Monsieur. Lieutenant ? Vous avez entendu ?

- Affirmatif, je l'ai en visu. Sergent, ils viennent de monter dans les véhicules."

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MessageSujet: Re: Problème d'artiste dans l'Atlas   Mer 1 Juin - 22:59

"Lieutenant, clouez-les sur place le temps qu'on s'approche."

A cet ordre, j'ajuste ma lunette de visée, et j'arme mon PGM. Le conducteur prend place dans le tout-terrains, ainsi que son co-pilote. Je n'attends pas que ce dernier soit assis confortablement et je tire. Le pilote se prend la balle dans les cervicales, l'homme assis à côté de lui dans l'épaule. Si il n'est pas mort, il doit en approcher. Je change de cible. J'ai maintenant dans mon viseur le conducteur du deuxième véhicule, qui se prend une balle dans la tempe. Son passager se prend la suivante dans la poitrine. Mais les tirs commencent à se faire entendre, et son dirigés vers ma position. J'abats un des tireur qui est sortit de son véhicule, et son comparse se prend une balle dans la jambe. Mais une rafale bien placée m'oblige à baisser la tête. D'autres tirs, moins secs, se font entendre. Les légionnaires ont commencé à tirer. Je me laisse glisser vers l'arrière avec mon arme, et je me mets accroupis, avant de me déplacer sur la dorite. Je trouve une zone pas mal entre deux rochers. Je m'y place, allongé, et j'épaule mon fusil. Au loin, les tirs sont nombreux, et les français ont besoin de couverture. Je vise et tire du côté d'un type qui a l'air énervé et qui bouge tout le temps. Malheureusement, je le manque, et ma balle va se ficher dans le sol. Soudain, je sens une doulaur lancinante le long de ma cuisse. Ma blessure refait parler d'elle. J'abandonne une minute l'arme et je prends un calmant dans ma poche. Je l'avale à peine sortit de la boîte, et reprends mon poste. Cependant, j'ai beaucoup de mal à me concentrer quand je sens une brûlure dans la cuisse, et je suis bie obligé d'attendre que le médicament fasse effet. La douleur persiste. Le soleil est ardent, et l'atmosphère suffocante, remplie de poussière. Dans le ciel, pas un nuage. Je me mets sur le dos apour attendre que la douleur passe. La radio crachote, je la prends pour pouvoir parler, mais rien ne sort. Aprèsu ne dizaine de secondes d'attente, interminables, j'entends enfin la voix du sergent Santos :

"Lieutenant, couvrez-nous un peu mieux on est cloué sur place.

- Je... Roger, je m'y mets."

Surpassant la sensation horrible de froid qui a succédé à la brûlure, je roule sur le côté pour me retrouver face à ma arme, mais sur le ventre. Je vise. Ils ont vraiment l'air mal barrés. Je tire dans un mec en treillis équipé d'un AK-74. L'homme s'écroule, pendant que je cherche une autre cible. C'est alors que je vois que les otages sont sortis de la voiture où ils étaient gardés. Les deux types en treillis sont planqués derrière la voiture, les mains déliées. Le dernier type a les mains sur la tête. Il est en chemise et pantalon en toile. Je reconnais les deux premiers : ils étaient dans l'avion avec moi. L'autre, je suppose que c'est le peintre dont parlaient les documents. Je tire sur un homme armé qui avait remarqué les otages. Il s'écroule au sol rapidement, une balle dans le thorax. Mais un bruit proche capte mon attention. Un cailloux. Qui a bougé. Roulé jusqu'à mon mollet, et a frappé m'a jambe. Je le sens tomber au sol. Sans plus m'attarder, je roule sur le côté, en sortant de son holster mon Beretta. Pas le temps de viser, je fais feu à la va-vite tout en arrivant sur le dos. D'un coup de rein vers le haut, je me redresse et atterris à trente centimètres de l'homme. Je peux sentir sa transpiration, une odeur âcre, agressive, mélangée à un léger parfum de datte. Mais les automatismes de combat rapproché prennent le dessus. Les gestes se font tout seuls, devenus des réflexes à force d'entraînement. Un coup de pied dans le genou droit a raison de son équilibre, je prends ensuite sa tête avant de la tourner pour faire à mon assaillant une clé de cou assez violemment exécutée. Une seconde plus tard, il a mon flingue sur la tempe. Il hurle, se débat, tente de se dégager, mais le flingue et la clé de cou le dissuadent de trop forcer.

"Shut up !

- Pitié !

- Qu'est-ce tu fous là ?

- Je... J'aide mes collègues...

- Vous avez enlevé les miens.

- Je... Ce sont les ordres...

- Tu les prends où ?

- Dans un oued, à 30 kilomètres au nord.

- Merci. Sergent, vous en êtes où ?

- Ils se sont repliés. On se regroupe vite fait."

L'homme que je tiens restera en vie. Je prends un collier en plastique à ma ceinture et lui lie les mains. Je prends mon arme, je mets la sienne en bandoulière, et je le fais avancer, en le menant du obut de mon pistolet. Les premiers pas sont laborieux, et mon prisonnier perd l'équilibre trois fois sur cinq mètres. Au bout d'un moment, il trouve son rythme, et nous rejoignons les autres ensemble.

"On a récupéré nos ressortissants, maintenant on se taille."



21 Décembre 2010, 20h00
Etat-Major de la Marine Nationale, Paris, France


"Lieutenant Carlson, au rapport mon général.

- Asseyez-vous je vous en prie. J'ai besoin de savoir : avez vous oui ou non lu ces documents ?

- Affirmatif Monsieur.

- Que ce soit bien clair : ce sont des documents secrets, rien ne doit être divulgué. Jamais, insista-t-il bien, avant que trois coups secs soient frappés à la porte. Entrez Jacques.

- Général. Lieutenant.

- Vous avez des choses à vous dire je crois, je vais vous laisser parler entre vous des documents et du Maroc."

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